Transju/Benoît Chauvet : « Arriver seul à Mouthe, c’est fabuleux »

Le sociétaire du club des sports de Megève a remporté ce matin La Transjurassienne 2013 après son succès en 2011 sur le parcours de repli dans la forêt du Massacre. Au-delà du bonheur et de la joie d’ajouter une cloche jurassienne à sa collection, Benoit Chauvet montre aussi qu’il est présent sur ce type d’épreuve internationale. Entretien avec le costaud du jour.

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Au Pré Poncet, Benoît Chauvet compte quelques secondes d’avance sur Adrien Mougel.
Son avance ne cessera ensuite de s’accroître.

Benoît, après votre victoire en 2011 sur un tracé de repli et réduit à 50 km, vous vous imposé sur le 76 km historique de La Transjurassienne. Forcément très heureux ?
Oui, c’est certain surtout avec la manière dont s’est déroulée cette course. Dans mes rêves, je voulais la gagner en solitaire, arriver seul à Mouthe, montrer que j’étais costaud, c’est ce qui s’est passé. J’ai pu profité de l’ambiance à l’arrivée, des encouragements, des applaudissements, c’est fabuleux. 

D’où votre attaque face à Adrien dans la bosse de la Célestine ?
Je me sentais bien et voulais vraiment éviter le sprint final : c’est trop aléatoire. On peut accrocher un bâton, se prendre un ski dans une fausse trace et ça peut ne pas passer. En arrivant tout seul, j’ai montré que j’étais là et qu’en France, j’arrive à montrer que je peux jouer devant. Rossignol est derrière moi mais je m’entraîne tout seul et en dehors des structures fédérales… Je montre aujourd’hui que je suis compétitif par rapport aux gens qui y sont.

Votre victoire s’est construite avec autorité, sur le tronçon Bellefontaine – Chapelle des Bois…
Oui, on a joué la prime du sprint avec Adrien (Mougel, 2e, ndlr) et on s’est vite retrouvé avec 30 ou 40 mètres d’avance et on s’est dit : “maintenant, on se relaye et on va au bout”. Et ça a payé.

A quel moment de la course vous sentez que vous avez course gagnée ?
Je sentais qu’Adrien, dans les relances en pas symétrique, décrochait un peu et me suis alors dit, ça va peut-être le faire aujourd’hui. Dans les derniers kilomètres, j’ai serré les dents car on sait qu’en 5 km on peut se prendre 3 minutes, d’autant que j’avais les jambes dures. Par contre, sur la toute fin du tracé, j’ai pleinement profité.