Benoît Chauvet… dans La Maille du filet

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CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Benoît Chauvet.

 

 

Athlète, écrivain, scénariste, aventurier, avec un chapeau sur le « î » ou sur la tête… on ne sait plus trop comment qualifier ma prise du jour ! Sûrement tout à la fois et voire d’avantage, ce personnage aux multiples facettes est à découvrir sous tous les angles. Dans La Maille du filet, découvrez les secrets de Benoît Chauvet.

 

  • Être champion de ski et écrivain, est-ce s’éloigner du cliché du sportif illettré ?

Euh… (il réfléchit) Il faut faire attention à ce que je vais dire ! Si je te dis oui je vais me faire taper sur les doigts par de nombreux athlètes, et si je dis non…
Personne n’achète tes bouquins ?
(Rires) C’est un peu ça ! Je vais dire entre les deux, j’ai le droit ?

  • Est-ce que les gens achètent justement vos livres pour votre mauvaise plume ? (Ndlm: Évidemment je recommande à tous de lire vos livres qui sont excellents !)

Ah… peut-être ! Je n’avais pas vu les choses sous cet angle là ! Mais du coup je vais un peu te lancer là dessus parce qu’il me semble que tu as écrit un livre il n’y a pas longtemps… et du coup je peux te retourner la question (rires) !

  • Être un skieur renommé augmente les ventes de livres ou les livres améliorent l’image du sportif ?

Oui bon… skieur renommé… Ce que je dis souvent aux gens, c’est que ça reste du ski de fond ! Je ne suis pas Martin Fourcade, ni même Kylian Mbappé, tous ces gens là. Quand on sort du carcan de spécialistes du ski, je ne suis personne. Pour faire vendre un livre… Donc plutôt, on va dire que ça aide à faire connaître ma carrière sportive de vendre des livres.

  • On sait qu’il vous arrive très souvent des péripéties improbables, comment expliquez-vous cela ?

Non non, mais attends je ne sais pas qui t’a raconté ça ! (rires) Disons que je l’ai un peu dans le corps. Je dirais que je cherche, car rien n’arrive par hasard. Si je perds mes clés, ce n’est pas parce que c’est tombé tout seul de ma poche, c’est que je les ai laissées dans le frigo ! Je provoque un petit peu ça… j’aime bien l’aventure tout simplement. Et ça me fait de bons sujets pour écrire.

  • Quel est votre meilleur passage ?

Aaahhhh… j’en ai tellement ! (rires) En terme de ski, et pourtant je n’y suis pour rien pour le coup… En partant sur une course, l’American Birkebeiner, j’ai eu un trajet complet compliqué où j’ai failli louper l’avion, j’ai failli louper des transferts, ma housse de ski n’est pas arrivée, enfin… je n’ai pas tout cherché, qu’une partie, mais un enchaînement de péripéties. Mais à chaque fois, ça fini bien ! (rires) Comme les clés, je les retrouve !

  • Si on vous offre une place aux JO de Pékin en l’échange de s’y rendre par vos propres moyens et avec seulement 1€ par jour. Partant ?

Ah ben oui ! À fond ! D’ailleurs je pars bientôt pour une course en Chine, je peux peut-être tenter le truc !

  • Vous êtes écrivains avec un chapeau sur le « î », ne seriez-vous pas meilleur blogueur aventurier avec un chapeau sur la tête ?

(rires) Oui bon… on ne peut pas dire que le blog en ce moment soit très vivant ! J’ai toujours un temps de retard pour tout ce qui est de la technologie, il suffit de voir mon téléphone pour s’en rendre compte. Donc pour répondre à la question… euh… je ne sais pas ! (rires)

  • Avec les vidéos insolites que vous réalisez, vous n’avez jamais peur du « shocking » ?

Tu veux que je fasse le Grand Tétras ? (il imite le chant du Grand Tétras) En tout cas moi, ça me fait rire, donc je pars du principe que si ça me fait rire, c’est déjà une personne de gagnée ! (rires) Après le reste, tant pis pour eux s’ls n’ont pas compris. Par rapport à la première question, un sportif c’est très « simple » ou simplement que c’est tellement « trop » que l’on va dire que je suis vraiment un pauvre type ! (rires)

  • Même en étant père de famille, on ne mettrais pas ses gosses en pensions pour mieux s’entraîner et dormir ?

Ah non mais ça… la question elle ne se pose même pas ! Mais tous les jours !!! (rires) On dit souvent avec ma femme, le plus grand moment de bonheur c’est quand ils sont couchés ! (rires) Non mais je rigole, les enfants c’est super ! Mais c’est vrai que… qu’on apprécie les moments où ils dorment aussi. Les enfants c’est un tout, il faut les deux. Tu verra plus tard tu ne posera même plus la question ! (rires)

  • Vous êtes aussi président de la crèche de votre commune. C’est pour augmenter votre notoriété ou votre marginalité ?

Hehehe (rires) Question notoriété, je pense qu’on peut faire que mieux ! C’est important de s’investir dans des associations. Je commence par la crèche puis je gravirai les échelons jusqu’à président de la République ! (rires) Non, non… tout ce qui est politique… La crèche me va bien !

  • Victoire facile ou à suspens ?

Euh… (il réfléchit) La victoire facile ça prouve qu’on est en forme. La victoire à suspens, c’est génial pour l’émotion qui se libère au moment où on passe la ligne d’arrivée. L’arrivée incertaine décuple l’émotion. Typiquement mes deux victoires à la Transju, la fois où je gagne en échappée il n’y avait pas cette forte émotion que j’ai connue sur l’autre victoire qui s’est jouée au sprint. C’est moins intense mais le bonheur après coup est le même.

  • Et enfin vous pensez à quoi là tout de suite ?

À me dire qu’il va falloir aller faire manger les petits, que je lise une histoire, que je fasse des gratouilles… et que du coup je ne suis pas encore prêt d’aller au lit !

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