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Benoît Chauvet : « J’ai fait mon plus gros quota d’heures »

SKI DE FOND – Benoit Chauvet est prêt pour une nouvelle saison de longues distances. Entraînement spécifique, nombre d’heures record, le double vainqueur de La Transjurassienne annonce ses objectifs pour l’hiver.

 

Benoit Chauvet, comment s’est déroulée votre préparation forcément axée sur les longues distances ?

Globalement une très bonne préparation avec le plus gros quota d’heures depuis que je fais du ski de fond. J’ai beaucoup d’ambitions, de bonne volonté et d’envies pour cet hiver. J’ai tourné à des mois à 90 heures et l’objectif sera en effet de viser les longues distances. Cet été, toutes les deux à trois semaines, j’ai fait des courses à pied pour garder le contact avec le dossard. C’est important pour moi.

 

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C’est aussi un besoin pour vous de panacher les sports en entraînement ?

Oui, j’en ai besoin. L’été, je ne fais pas de course en ski-roues mais seulement en course à pied alors que je n’en ai pas fait beaucoup à l’entraînement. Par contre, j’ai fait beaucoup de ski-roues et j’ai remplacé systématiquement toutes mes sorties en ski-roues classique par des sorties en double poussée. Je n’ai pas mis un pas d’alternatif cet été !

 

Je me fait dix fois plus plaisir que sur mes années de coupe du monde

 

C’est devenu une priorité pour briller sur le circuit de la FIS marathon cup ?

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Tout à fait. Surtout sur les longues distances où on est sur des parcours historiques qui ne seront pas modifiés pour ajouter des bosses comme ils pourrait le faire en coupe du monde pour préserver le style classique (lire Nordic magazine n°16). L’évolution du sport fait qu’avec ces profils comme sur la Vasaloppet, la Marcialonga, les élites partent en skis de skating. Je me suis rendu compte sur la Birkebereinet qu’il y avait peu de travail spécifique à faire pour passer d’un top 30 à un top 15 ou 10. Donc l’objectif sera pourquoi pas de signer des tops 10 sur ce genre de courses ; la barre est très haute mais c’est possible. Le travail de préparation spécifique va se poursuivre sur la neige en Scandinavie dans 10 jours.

 

Le skating reste toutefois votre style de prédilection ?

Oui avec toujours cet objectif d’une troisième cloche sur La Transjurassienne. Cette course est particulière. J’ai énormément regretté l’an passé de voir passer la FIS marathon cup sur le classique car la Transju pour moi, c’est le skate. Depuis 20 ans, la masse populaire française fait du skating, c’est dans notre histoire. Je suis d’autant plus content de voir la FIS marathon cup sur la Transjurassienne avec toute la clique internationale qui sera au rendez-vous.

 

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Le week-end Transjurassienne est d’ailleurs un moment attendu par votre team Gel intérim Rossignol où vous défendrez le titre de Jérémie Millereau !

Oui la création de ce team est quelque chose de fantastique pour le ski nordique, pour amener une autre dimension. ça a créé autour toute une émulation, une motivation supplémentaire avec tous les autres teams, comme HSNT qui était concentré sur la haute-Savoie et qui s’ouvre cette année à deux athlètes extérieurs. C’est un énorme pas en avant. C’est la plus belle chose qui puisse arriver dans le ski français. Sur les coures, on est désormais entouré, conseillé, farté… Il y a encore deux ans, je me déplaçais parfois seul sur des courses, avec 800 km de route, le fartage jusqu’à minuit… Cette fois, il y a vraiment une sérénité sur les courses avec Stéphane et Sylvain Mouton à nos côtés. Au niveau organisation, les athlètes prennent en charge un week-end chacun pour la réservation des hôtels, des avions… C’est très complémentaire.

Voir les reportages de Nordic TV sur La Transjurassienne 2015 :

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Sportivement, vous viserez une nouvelle fois le classement général de la Fis marathon cup qui s’ouvrira en France avec la Foulée Blanche le 17 janvier ?

Briller en France, c’est important pour nous en termes de visibilité pour l’athlète et le team. J’ai à coeur de faire des belles choses sur les grandes classiques du calendrier comme la Marcialonga, de montrer que les Français peuvent rivaliser avec les Scandinaves sur le classique.

 

En parlant de visibilité, le circuit des longues distances est justement une belle vitrine du ski de fond non ?

Tout à fait. Rossignol avec Gel intérim savent que c’est ce milieu qui intéresse le grand public. La coupe du monde reste trop confinée, le spectateur ne peut pas approcher l’athlète. L’avantage des populaires c’est clairement de se côtoyer tous sur la ligne de départ. Je me fait dix fois plus plaisir que sur mes années de coupe du monde. Ce que je trouve fantastique, c’est que ces courses sont ouvertes à tout le monde. Ce partage est primordial pour moi, c’est l’une des plus belles valeurs du sport.

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