Bescond, Faivre-Picon, Brunet, Dorin… : souvenirs norvégiens de drôles de dames

 

 

Anouk Faivre-Picon est de retour dans le Haut-Doubs. Elle a effectué un stage de 10 jours en Norvège avec l’ensemble de l’équipe de France de ski de fond et de biathlon. « L’avantage d’un stage avec une telle délégation tricolore est évidemment de pouvoir partager éventuellement des entraînements, mais surtout des expériences avec d’autres athlètes, dont certaines, comme Marie et Marie-Laure sont médaillées olympiques », estime la Pontissalienne dans un message publié sur son site. Le Morberande Anaïs Bescond a vérifié une évidence lors de cette expérience commune : « Ces dix jours passés en compagnie des fondeurs m’ont confortée dans mon idée : nous ne faisons pas le même sport ! »

 

Dans un paysage marqué par l’empreinte des glaciers (regardez la vidéo, grâce à laquelle vous pourrez découvrir le Lysefjord), les tricolores ont suivi un entraînement intense et ont participé à différentes épreuves. À commencer par le Lysebotn Opp (la montée infernale, N.D.T.), cette ascension de 7,5 km qui a réussi à Maurice Manificat chez les garçons. « J’ai subi cette course comme un long chemin de croix, en comptant les épingles et m’interdisant de regarder trop en haut ! Au final je termine 20e à quelque 7 minutes de l’extraterrestre Johaug, très à l’aise dans ce genre d’épreuve », raconte Anouk Faivre-Picon.

Marie Dorin décrit la souffrance : « Il m’est difficile de clamer : “waou je me suis trop fait plaisir aujourd’hui !” tant le goût du sang reste longtemps dans la bouche et les jambes gorgées d’acides peinent à nous emmener au lit… Néanmoins, pour une première course cette saison, les sensations n’étaient pas si mauvaises, d’autant plus que nous sortons d’un stage et que nous n’avions pas préparé cette montée. »

 

 

 


Puis, le Blink Festival a commencé. Le 20 juillet, les Français ont disputé une mass-start de 10 kilomètres dans les rues de Sandnes. « Je me classe 14e à une minute de Marthe Kristoffersen, la première, mais en cassant mes deux bâtons (d’un coup !), indique la jeune femme. Le lendemain, sur les épreuves de sprint, qui se disputent toujours en ville, j’arrive à me hisser jusqu’en demi finale. »

À ses côtés, Marie-Laure Brunet hésite entre différents sentiments : « Après mes courses du Blink festival, j’étais très déçue, mais je relativise car j’ai de très bonnes sensations à l’entraînement depuis le printemps, les meilleures depuis longtemps.. Je sens que je progresse et que je tire bénéfice des séances. »

 

Prochain stage des biathlètes à Prémanon”


De son côté, la biathlète jurassienne poursuit son apprentissage avec humilité : « C’est dans ce genre d’événement que l’on apprend beaucoup, en restant “au contact” avec les fortes du biathlon. » La compétition finit avec le Ko-sprint : « Malheureusement je n’ai pas su me qualifier, confie Anaïs Bescond. À mon grand regret, le Blink Festival s’est arrêté pour moi en quart avec un beau raté au pas de tir, où je me suis présentée trop tendue. Dommage ! »

Prochain stage à Prémanon, où le nouveau stade des Tuffes accueillera les équipes de France A, B et Juniors la deuxième quinzaine d’août.


Anouk Faivre-Picon a également apprécié les liens qui se sont créés entre les fondeuses : « une équipe est née en novembre dernier le jour de notre 5e place à Sjusjoen et un stage comme celui que nous venons de vivre ne fait que renforcer les liens et la cohésion de notre groupe. »

 

Photo : site Internet d’Anouk Faivre-Picon