Biathlon : avant les Plans d’Hotonnes, l’équipe de France s’entraîne en Autriche

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Obertilliach est une station de ski de taille moyenne, située dans le district de Lienz dans le Tyrol Oriental en Autriche. Depuis mardi, elle accueille l’équipe de France de biathlon qui y effectue en quelque sorte sa rentrée des classes. « Je ne connais Obertilliach que l’hiver pour y avoir couru en IBU cup », indique Anaïs Bescond.

Obertilliach.jpgMarie-Laure Brunet, elle, avoue un faible pour cette destination : « J’adore Obertilliach ! C’est là-bas que j’ai effectué  mes premières compétitions internationales il y a déjà quelques années ! Eté comme hiver, ce petit village rural est un vrai coin de paradis. Très peu d’habitants, quelques pensions familiales qui se transmettent de génération en génération, des fermes, des granges à foin au milieu des grands prés verdoyants et pour ajouter un peu de magie au site, de belles montagnes dominent les lieux… C’est toujours plus facile de s’entraîner dur dans un beau cadre. A faire un sport d’extérieur autant en prendre plein la vue…».

Vincent Jay, qui a connu le village lors d’une coupe d’Europe, complète : «  la piste de ski-roues fait environ 4 km ; elle est vraiment super car nous y trouvons tous les types de profils. Les après-midi, nous ferons du VTT et du footing quelques séances de musculation viendront complétées ce programme. »

Avant d’arriver, note Alexis Bœuf sur Facebook, photo à l’appui, il faut d’abord parcourir 7-8 heures de bus.

Le trajet a permis de tourner la page estivale que chacun n’a pas vécu de la même façon : « Même si je n’aime pas placer de curseur dans ma préparation ou sur mon état de forme car je pense que la compétition est seule juge, je suis extrêmement satisfait de ma préparation et des tests effectués », se félicite Martin Fourcade qui, de son propre aveu, a « réussi à concilier l’intensité des entraînements à l’évasion nécessaire pour être “bien dans sa peau” mieux que jamais auparavant. »

253060_4591182978473_1131002232_n.jpgLe biathlète de Morbier-Bellefontaine se présente avec un état d’esprit quelque peu différent. Elle témoigne des exigences qui s’imposent à un sportif de haut-niveau, des états d’âme que le grand public ne perçoit pas mais auquel tous sont confrontés : « Les séances dures à proprement parler, ce sont celles qui nous construisent et qui nous font avancer ; ce sont celles aussi qui parfois nous écœurent et nous découragent. En fait, on met sa motivation à rude épreuve, car c’est cela qui nous fait continuer alors que, parfois, une petite voix dans la tête dit “c’est bon j’arrête, j’y arriverai jamais”. »

Un stage à l’étranger signifie aussi un changement de rythme. Marie-Laure Brunet s’y prépare psychologiquement : « Régulièrement je ressens le besoin de m’élever dans les montagnes pour prendre un grand bol d’oxygène avant de retrouver la rigueur qu’impose la vie en groupe. Je parle bien évidemment des horaires à respecter, des consignes à appliquer… Mais c’est un côté que j’aime aussi dans le sport de haut niveau. »

Reste que l’ambiance est bonne. En Autriche, ce sont les gâteaux confectionnés par la Pyrénéenne que les filles (et Vincent) dégusteront. C’est en effet chacun son tour. Au menu, des « Baci di dama », des petits biscuits à base de poudre d’amande qu’on assemble par deux grâce à une garniture à base de chocolat.

Tout le monde sera de retour en France pour les championnats de France d’été qui se dérouleront les 22 et 23 septembre aux Plans d’Hotonnes (Ain), dans le massif jurassien.


Photo : Alexis Bœuf lors du stage à Prémanon en août, et pendant le voyage en bus (FB). Marie-Laure Brunet (FB) pour le paysage.