Biathlon : Emilien Jacquelin a hésité à faire l’impasse sur la coupe du monde d’Oberhof, prévue cette semaine
Lors du dernier jour de la coupe du monde d’Annecy – Le Grand-Bornand (Haute-Savoie), Simon Fourcade, le coach de l’équipe de France masculine de biathlon, avait expliqué que des impasses étaient envisagées sur les étapes allemandes du mois de janvier pour certains de ses athlètes.
« Il y aura peut-être une stratégie spécifique de préparation pour les Jeux pour certains, à savoir une impasse sur le mois de janvier pour s’orienter avec un maximum de fraîcheur et de préparation spécifique vers le mois de février », glissait-il alors, sans citer de noms.

En ce début d’année, l’entraîneur tricolore a été plus dissert lorsque Nordic Magazine l’a de nouveau interrogé au sujet des impasses pré-olympiques. Le biathlète qui réfléchissait à l’époque à zapper une manche du circuit planétaire en prévision du rendez-vous des Jeux olympiques de Milan/Cortina 2026 était Emilien Jacquelin.
« Il effectue, sur cette trêve, une préparation en hypoxie dans sa chambre personnelle, à la maison, commence Simon Fourcade. Etant donné qu’il a subi un stress physiologique en altitude un peu plus important que les autres, sa reprise se fait de manière un peu plus progressive en termes d’intensités. Il n’est donc pas monté sur le même niveau d’intensité le week-end dernier que ses collègues [un chrono d’entraînement leur était demandé, à l’image de Quentin Fillon-Maillet, qui l’a effectué sur la coupe de France de Prémanon, NDLR]. »
Il sortira ce mardi de sa chambre hypoxique personnelle pour se rendre à Oberhof
C’est dans ce cadre que l’impasse pure et simple sur la coupe du monde d’Oberhof (Allemagne) a été sérieusement envisagée par Emilien Jacquelin et le staff de l’équipe de France.
« Il avait évoqué la possibilité de prolonger encore davantage le stress physiologique en altitude. C’était une option que je trouvais intéressante et sur laquelle nous avons beaucoup réfléchi, révèle encore Simon Fourcade. L’objectif aurait été de ne pas venir à Oberhof pour rester en hypoxie jusqu’au mardi de la semaine de Ruhpolding pour ensuite ne disputer que les courses de Ruhpolding puis de Nove Mesto avant les Jeux olympiques. »

Finalement, donc, Emilien Jacquelin a opté pour un mix des deux stratégies sur la table. « Il a fait le choix de venir à Oberhof tout en combinant les deux approches afin de bénéficier d’une stimulation hypoxique un peu plus poussée, indique son entraîneur. Depuis jeudi dernier [le jour de Noël, NDLR], il est dans sa chambre hypoxique et il n’en sortira que mardi, jour lors duquel on part en Allemagne. »
« Il est possible qu’il soit un peu plus poussif là-bas […] et que la montée en puissance se fasse progressivement au fil des semaines suivantes »
Une autre raison a poussé le Villardien à ne finalement pas rester dans le Vercors en cette première semaine de janvier : « Il faut aussi prendre en compte le facteur tir, qui n’est pas négligeable, dit Simon Fourcade. Les mises en situation de course sont difficiles à reproduire autrement qu’avec un dossard. Emilien [Jacquelin] estime qu’il a plus à gagner sur cet aspect-là que sur le plan physiologique. »

Dans ce contexte, les compétitions prévues ces prochains jours à Oberhof agiront comme un tremplin pour Emilien Jacquelin sur la route des JO 2026.
« Il va se servir des courses d’Oberhof pour préparer la fin du mois de janvier. Il est possible qu’il soit un peu plus poussif là-bas, même si nous avons parfois de bonnes surprises, et que la montée en puissance se fasse progressivement au fil des semaines suivantes », termine le technicien tricolore.
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