Biathlon : Caroline Colombo se souvient d’Östersund
« Quand je pense à Östersund, je pense d’abord au froid de début de saison ! Souvent, les premières compétitions sont disputées là-bas et c’est synonyme de premiers froids de l’hiver. Là, les filles se sont préparées à Bessans, dans des conditions par forcément très froides, et on sait que le corps a besoin de plusieurs périodes de froid pour s’adapter. C’est pour ça qu’on voit souvent en début de saison des doigts gelés ou un manque de sensibilité, de dextérité. C’est souvent clé à Östersund ! »
« Ce sont des pistes où il y a des conditions dégradées et dégradantes entre le début le début et la fin d’une course en contre-la-montre. Dans le détail, la boucle est relativement exigeante et assez puissante. Il y a trois pas en ski de fond et le un temps, c’est comme le deuxième plateau en vélo. Les athlètes les plus fortes, ce sont celles qui parviennent à le tenir le plus longtemps avant de passer sur le petit plateau. A Östersund, il faut donc jouer sur la puissance et garder une vitesse élevée sur les plats montants. Le pas de tir, lui, est relativement facile avec une arrivée en descente, mais il est exigeant à cause du vent. Il est présent et difficilement lisible à cause des trois bâtiments présents sur le site… mais les Suédois, sur place à l’année, le connaisse ! »

« Il n’y a jamais beaucoup de monde dans les tribunes, mais ça prend de plus en plus au fil des années. Le fait qu’il y ait un aéroport juste à côté et que ce soit une assez grande ville, on voit souvent des supporters français sur place ! »
« Je me souviens de beaucoup de filles qui faisaient de la luminothérapie parce que la lumière du jour leur manquait »Caroline Colombo à Nordic Magazine
« Le stade est aussi dominé par une grande tour [l’Arctura Water Tower, NDLR]. C’est le restaurant où on mange beaucoup de riz parce que c’est le seul truc bon là-bas [rires] ! On prend toujours l’ascenseur parce qu’il y a onze étapes. On peut aussi y regarder les courses en mangeant ou en déjeunant le matin. »
« A Östersund, on est logés en ville et je me rappelle des chocolats chauds et du kanelbulle qui font du bien au moral dans les petits cafés typiquement suédois. C’est un lieu, aussi, où on ne voit pas beaucoup la lumière du jour, donc ces moments-là, réconfortants, sont importants. Des fois, c’est compliqué à vivre et assez pesant. Je me souviens de beaucoup de filles qui faisaient de la luminothérapie parce que la lumière du jour leur manquait. On devient presque aussi un peu aigris après ces deux semaines là-bas ! »

« D’ailleurs, la plupart des compétitions ont lieu la nuit à Östersund et il faut réussir à s’adapter. En France, on n’a effectivement pas l’occasion de tirer de nuit pour s’entraîner dans ce genre de conditions ! Il faut ainsi un peu de temps pour reprendre tous les petits réglages oubliés depuis six, sept mois. »
« Sur la nourriture, à part le kanelbulle, ce n’est jamais très bon [rires] ! Au bout des compétitions, on est franchement contents de quitter la Suède pour retrouver un lieu avec des mets plus appétissants. »
« Une fois, on est partis faire une heure en classique avec Lou [Jeanmonnot] et Cyril Burdet et… on s’est perdus ! »Caroline Colombo à Nordic Magazine
« Pour finir, j’ai plusieurs anecdotes à raconter sur ce site d’Östersund. Une fois, on est partis faire une heure en classique avec Lou [Jeanmonnot] et Cyril Burdet et… on s’est perdus ! Au final, on a fait 2h30 à deux jours de la course ! Mais c’est là où on a fait nos meilleurs résultats. »

« Une autre fois, il faisait très très très froid, mais on avait passé l’après-midi avec Lou [Jeanmonnot] à faire des géocaches [Le géocaching est un loisir de plein air qui consiste à utiliser la technique du géopositionnement par satellite pour rechercher ou dissimuler des géocaches dans divers endroits du monde, NDLR] parce qu’on s’ennuyait ! Pour ceux que ça intéresse, il y a des géocaches partout dans Östersund, ce qui est génial pour remplir ses après-midis de repos ou ses récup’. »
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