Biathlon : ce que pense la Norvège du zéro fluor

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BIATHLON – Si l’interdiction du fart fluoré est saluée par la Norvège, elle n’en soulève pas moins les nombreuses questions qui en découlent.

 

Biathlon : des risques de contamination

Dimanche, la fédération internationale de biathlon annonçait qu’elle allait bien interdire le fluor. « L’IBU et la (FIS) développent conjointement un dispositif de test pour détecter l’utilisation de fart fluoré. Il sera testé au cours de l’été. Une fois ces tests terminés, l’IBU annoncera de nouvelles règles, y compris des détails sur les seuils, les procédures et les sanctions », peut-on lire dans un communiqué.

Le numéro un mondial, Johannes Thingnes Boe, aurait aimé que l’IBU fasse connaître ses intentions en même temps que la Fédération internationale de ski, c’est-à-dire l’année dernière.

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Pour lui, le biathlon a perdu du temps. « Nous avons une longue histoire avec le fluor en Norvège, nous avons connu beaucoup de succès grâce à lui. Mais nous avons aussi l’équipe la plus intelligente et les meilleures conditions pour toujours bénéficier des meilleurs skis à l’avenir », a-t-il déclaré à TV2 après un entraînement à Fossum.

À condition que des petits malins ne cherchent à passer entre les mailles et filet et à aller plus vite que leurs challengers.

Dès lors se pose la question du contrôle. Tobias Dahl, responsable du fartage de l’équipe de Norvège, a fait son calcul. La perte de temps varierait de 30 secondes  à 3 minutes pour un sprint.

 

On pourra saboter les pistes

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À Antholz – Modica/NordicFocus

 

C’est dire qu’on ne pourra pas se passer d’une chasse aux tricheurs. Toutefois Tobias Dahl ne réclame pas une tolérance zéro trop précoce. Selon lui, le délai est trop court pour complètement éliminer le fluor. « C’est un processus qui prendra quelques années », estime le responsable scandinave. Et d’expliquer qu’il y a du fluor dans les parois des cabines de fartage, dans les remorques des camions, dans les brosses et autres matériels. Le risque de contamination est donc important.

Pire : une paire de skis pourrait aussi être « infectée » en empruntant la même piste qu’un ski qui, lui, a été farté au fluor ou si quelqu’un avait volontairement saboté le parcours pour nuire à un concurrent. Un vrai casse-tête. « Le problème est qu’il est très difficile de distinguer si quelqu’un vient de farter au fluor, s’il l’a fait la veille ou la saison précédente », ajoute-t-il.

Autre débat : en cas de contrôle positif, qui sera responsable ? Le biathlète ? Son équipe ? Le farteur ?

Dans le camp norvégien, on ne nie pas que la décision de l’IBU va dans le bon sens.  « Le monde change, tout simplement, et nous avons vu les dommages que le fluor a causés à la nature là où il y a eu des pistes de ski », souligne Johannes Thingnes Boe.

En fait, la nation leader du nordique considère qu’elle est mieux à même de relever ce défi que d’autres nations. Elle pourrait même y gagner un avantage sur le terrain de jeu.

 

Photos : Nordic Focus.

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