Restez en contact avec Nordic

Qu'est-ce que Nordic peut faire pour vous ?

Célia Aymonier, biathlon
04.03.2020, Nove Mesto, Czech Republic (CZE): Celia Aymonier (FRA) - IBU world cup biathlon, training, Nove Mesto (CZE). www.nordicfocus.com. © Manzoni/NordicFocus. Every downloaded picture is fee-liable.

Biathlon | Célia Aymonier : « Toute ma vie va changer »

BIATHLONCélia Aymonier, retraitée depuis ce samedi, évoque, pour Nordic Magazine, pourquoi elle a pris cette décision. Elle revient aussi sur ses meilleurs et pires souvenirs ainsi que sur son futur. 

 

Dès l’annonce de sa retraite sportive, Célia Aymonier a accepté le principe d’un entretien avec Nordic Magazine. La Pontissalienne, depuis la maison qu’elle partage avec Simon Desthieux dans le massif jurassien, a répondu, ce dimanche midi par téléphone, à toutes nos questions. Sans détours.

 

  • Pourquoi avoir décidé de mettre un terme à votre carrière à 28 ans ?

J’avais fait le tour dans le sport de haut niveau et j’aspire vraiment à d’autres projets, je veux découvrir d’autres choses.

 

L'article continue sous la publicité
pub

 

pub

 

  • Vous y réfléchissiez depuis longtemps ?

Je m’étais déjà posée la question l’an dernier et, cet hiver, c’était une idée qui était assez forte en moi. Mais entre le penser et le faire, il y a une énorme différence. C’est toute une vie qui va changer. Forcément, c’est une décision qui n’est pas évidente à prendre, mais c’est vraiment ce que je ressentais et ce dont j’avais besoin.

 

« C’était un soulagement pour moi »

 

  • Votre décision était-elle prise au moment des courses de Kontiolahti (Finlande) ? Qu’avez-vous ressentie au moment de franchir votre dernière ligne d’arrivée ?

En Finlande, je savais que c’était mes dernières courses. A la fin de la poursuite, je savais que Julia [Simon] avait gagné, mais c’était un soulagement pour moi. J’avais bouclé la boucle. C’était un grand bonheur.

 

Célia Aymonier, biathlon

Celia Aymonier (FRA) – Manzoni/NordicFocus

 

  • Dans le texte que vous avez publié pour annoncer l’arrêt de votre carrière, vous faites référence au manque de neige : c’était vraiment un élément important dans votre réflexion ?

Oui complètement. Sincèrement, c’était difficile pour moi cet hiver. On n’a pas fait une course en-dessous de zéro degré. Toutes les pistes étaient enneigées artificiellement à part celles des Mondiaux d’Antholz (Italie) où on a pu skier sur de la neige naturelle. Skier dans les champs avec juste une bande de neige, ce n’est pas du tout ce que j’apprécie, comme les pistes raccourcies. Faire pour faire, pour les télévisions, le business, c’est quelque chose qui s’éloigne de ce pour quoi je fais ça.

 

  • À quel moment avez-vous prévenu vos coéquipières et comment ont-elles réagi ?

Je leur ai annoncé hier [samedi 21 mars, ndlr.]. Celles avec qui j’étais le plus proche savaient très bien que je me posais des questions et que c’était fort possible que j’arrête. Les autres ont peut-être été un peu surprises, mais elles comprennent ma décision. Finalement, pour elles, ça ne changera pas grand-chose si ce n’est que ça fait une fille en moins dans le groupe.

 

L'article continue sous la publicité
pub

 

pub

 

« La victoire du mixte de Soldier Hollow avec Simon était quelque chose de très beau »

 

  • Quels sont les meilleurs et les pires souvenirs de votre carrière ?

J’ai deux meilleurs souvenirs mais celui qui reste principalement, c’est le relais des Jeux de Sochi [où l’équipe de France termine quatrième avec Célia Aymonier comme dernière relayeuse, ndlr.]. L’autre est plus personnel puisqu’il s’agit du relais mixte de Soldier Hollow (États-Unis) remporté notamment avec Simon [Desthieux, son compagnon, ndlr.]. C’est quelque chose de très beau.

Pour les pires souvenirs, j’en ai quelques-uns quand même… Mais celui qui ressort, c’est le relais des Mondiaux d’Östersund l’année dernière [où elle tourne trois fois lors du tir debout, ndlr.].

 

  • Y a-t-il quelque chose que vous ne referiez pas au cours de votre carrière ?

Non, absolument pas.

 

BIATHLON - Ce jeudi à 16h15, le relais mixte ouvre les championnats du monde de biathlon à Östersund. Les bleus sont favoris mais ne seront pas les seuls à vouloir réaliser un bon début de mondial.

Celia Aymonier (FRA), Anais Chevalier (FRA), Quentin Fillon Maillet (FRA), Simon Desthieux (FRA) – Manzoni/NordicFocus

 

  • Vous avez vécu l’ascension médiatique du biathlon avec la diffusion sur La Chaîne L’Équipe : comment cela se passait pour vous ?

Je suis issue du ski de fond où il y a beaucoup moins de notoriété. C’est vrai que j’ai connu l’essor du biathlon à la télévision et je pense que ça peut faire un peu de mal à certaines personnes. Pour moi, ça a été difficile parce que je fais vraiment ça par passion et on se perd vite lors de la justification de nos résultats. On oublie vite le principal, ce pour quoi on est là : le sport et se faire plaisir.

 

L'article continue sous la publicité
pub

 

pub

 

« On n’en profite pour se reposer »

 

  • De quoi sera fait votre futur ?

Je dois terminer mon Master de psychologie en septembre. J’ai un stage de quatre mois en hôpital mais, vu les circonstances actuelles, il est gelé. J’ai également ma soutenance à terminer. Ensuite je me lancerai dans le milieu du travail.

 

  • Vous verra-t-on sur des courses populaires de ski de fond l’hiver prochain ?

C’est fort possible parce que je suis une passionnée et j’adore ça. Mais ce sera sans ambitions, juste pour le plaisir entre copines. Ce sera, pour moi, une autre manière de courir, de faire du sport. C’est sûr que ce sont des ambiances que j’adore et que j’ai toujours aimées. J’ai envie de retrouver cela.

 

BIATHLON - Célia Aymonier est passée à 5 secondes de son premier podium en coupe du monde de biathlon lors du sprint d’Oslo remporté par Anastasiya Kuzmina.

Celia Aymonier (FRA) – Manzoni/NordicFocus

 

  • Que faites-vous pendant le confinement lié à la pandémie de coronavirus ?

On a la chance d’avoir choisi un environnement de vie dans la nature. On peut un peu sortir. Comme ça fait cinq mois qu’on n’est pas à la maison, on peut faire tout ce qu’on a laissé de côté pendant ce temps-là. On n’en profite aussi pour se reposer et prendre du temps pour nous.

 

Photos : Nordic Focus.

L'article continue sous la publicité
pub

 

pub

 

Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Ski de fond, Biathlon, Saut à ski, combiné nordique, ski nordique, rollerski, coupe du monde, Nordic Magazine

Facebook

A LIRE AUSSI

Rollerski

20:01. Au lendemain des sprints de 200 mètres, c’est une mass-start skating qui était au programme, ce samedi après-midi, de la coupe du monde...

Biathlon

La biathlète Julia Simon a remporté, ce samedi matin, la course de 14 kilomètres du Trail La Bambée des Saisies, à la maison.

Ski de fond

Tout l'été, les nordiques réalisent les Selfskis© de Nordic Magazine. Le fondeur cluse Jules Chappaz s'y attaque.

Rollerski

19:06. Ce vendredi après-midi, la coupe du monde 2021 de rollerski s’ouvrait avec un sprint de 200 mètres skating organisé dans les rues de...

Biathlon

18:17. Les invitations pour la deuxième édition du Martin Fourcade Nordic Festival 2021 s’enchaînent. Alors que les Norvégiens Tiril Eckhoff et Sturla Holm Lægreid...

Rollerski

L'édition 2021 de la coupe du monde de rollerski se lance ce vendredi à Banska Bystrica, en Slovaquie. Elle passera ensuite par l'Estonie, la...

Biathlon

Avec un pourcentage de réussite de 93,33% derrière la carabine l'hiver dernier, l'Autrichien Simon Eder a pris la place du Français Julien Robert comme...

Ski de fond

Entraîneur des fondeuses de l'équipe de France, Thibaut Chêne se confie ce vendredi à Nordic Magazine à quelques jours de s'envoler pour la Norvège...