Biathlon | Covid-19 : un risque difficile à gérer pendant les fêtes de fin d’année

Julia Simon, biathlon, Oberhof
Ski de fond, Biathlon, Saut à ski, combiné nordique, ski nordique, rollerski, coupe du moSki de fond, Biathlon, Saut à ski, combiné nordique, ski nordique, rollerski, coupe du monde, Nordic Magazine

BIATHLON – Pendant la trêve de fin d’année, la caravane du biathlon, sous cloche un mois durant entre Kontiolahti (Finlande) et Hochfilzen (Autriche), s’est dispatché partout autour de la planète. Une période de relâche difficile à gérer pour les acteurs de la coupe du monde, soucieux de ne pas ramener le virus à Oberhof (Allemagne) pour la reprise.

 

Biathlon : « On n’a pas envie de mettre tout par terre pour dix jours de vacances », explique Julia Simon

« Rentrer à la maison deux semaines et ne voir personne mis à part sa femme et ses enfants, ce n’est pas facile… On a mis notre vie à côté en stand-by. » Frédéric Jean, l’entraîneur des biathlètes françaises, interrogé par Nordic Magazine sur sa gestion du risque du coronavirus pendant les fêtes, est fataliste.

« On essaye de faire gaffe partout. C’est même pesant. On n’a clairement plus de vie en dehors du biathlon, insiste le Drômois. Pour un entraîneur comme moi, fêter Noël à quatre autour d’une table avec ses deux enfants et sa femme et ne pas voir la famille et limiter les contacts depuis plusieurs mois, c’est usant. »

 

Julia Simon, biathlon, Hochfilzen

Julia Simon (FRA) – Manzoni/NordicFocus

 

Des proches testés pour éviter la contamination

La Villaraine Julia Simon, avant de rentrer à la maison, a demandé à ses sœurs et ses parents de se tester pour éviter d’avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. « C’est horrible à dire mais on limite tous les contacts avec l’extérieur, on se confine un petit peu, explique-t-elle à Nordic Magazinequelques minutes après sa quatrième place du sprint d’Oberhof (Allemagne). Ce n’est pas facile de dire non aux personnes qui nous entourent, nous accompagnent et nous soutiennent. On reste avec notre petit cercle proche, dans notre bulle. Après huit mois d’entraînement, on n’a pas envie de mettre tout ça par terre pour dix jours de vacances. »

 

Anais Chevalier, biathlon, Kontiolahti_

Anais Chevalier (FRA) – Manzoni/NordicFocus

 

« Ça coûte mais, au final, c’est payant parce qu’on n’a aucun cas positif dans l’équipe pour le moment, reprend Frédéric Jean. Très honnêtement, c’est très particulier comme train de vie mais on le fait pour le bien-être des athlètes et pour qu’ils puissent continuer de participer aux compétitions. »

pub

 

À lire aussi :

 

Photos : Nordic Focus.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.