Biathlon : Emilien Jacquelin fait le bilan de son début d’hiver

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BIATHLON – Lors des quatre premières semaines de compétition, le Dauphinois Emilien Jacquelin a montré le meilleur, deux médailles d’argent lors des poursuites d’Hochfilzen (Autriche), mais aussi du moins bon, notamment ses craquantes lors des relais. Pour Nordic Magazine, il revient sur ce premier mois de coupe du monde.

 

Biathlon : « Je me trouve de plus en plus naturel avec mes qualités et mes défauts », analyse Emilien Jacquelin

Quand on pense aux performances d’Emilien Jacquelin lors de ce premier bloc de l’hiver, le sentiment est ambivalent. D’un côté, il y a le positif avec une vraie régularité trouvée au plus haut niveau et trois poursuites de haut vol magnifiées par deux places de dauphin sur les pistes tyroliennes d’Hochfilzen (Autriche), derrière d’intouchables Quentin Fillon-Maillet et Sturla Holm Lægreid.

De l’autre, il y a l’Emilien Jacquelin en plein doute sur son tir debout lors des relais. Des craquantes ayant mis un coup d’arrêt aux espoirs de podium des bleus.

 

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Emilien Jacquelin (FRA) – Manzoni/NordicFocus

 

« Je me trouve de plus en plus naturel avec mes qualités et mes défauts. Je cours à ma manière, décryptait-il dimanche dernier en visioconférence depuis l’Autriche pour Nordic Magazine. Sur Kontiolahti, je pense que j’avais de l’attente, de la pression. La première course, l’individuel où je finis huitième, je pensais qu’elle allait me faire du bien, mais pas tellement… Avec ce que j’ai fait l’année dernière, on attend toujours plus. »

 

« J’ai les moyens de jouer devant sur toutes les courses »

Emilien Jacquelin, au fur et à mesure des jours et des courses finlandaises, a pourtant pris confiance, jusqu’à prendre conscience de son nouveau potentiel : « Voir qu’après un week-end où je fais huitième deux fois, on parle de résultats décevants, j’ai vraiment accusé le coup en me disant qu’il n’y avait plus que le podium qui comptait, révèle-t-il. J’avais du mal à l’accepter parce que l’année dernière, quand je faisais un top 10, j’étais très satisfait. Cette année, j’ai les moyens de vraiment jouer devant sur toutes les courses. Il m’a fallu un peu de temps pour digérer l’an dernier, ce changement de statut. »

 

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Quentin Fillon-Maillet (FRA), Emilien Jacquelin (FRA) – Nordic Focus

 

Cependant, le champion du monde de la poursuite, s’il regrette qu’« on oublie la difficulté de ce sport », avoue avoir été tendu à Kontiolahti. « Tout n’était pas très naturel, alors que j’ai retrouvé un peu de sérénité à Hochfilzen. Je ne parle pas de confiance parce que je peux encore douter facilement, ce qui, pour moi, est une force parce que c’est de la remise en question permanente pour essayer d’être meilleur. Les matins de course, je ne doute pas de mes capacités comme en Finlande », dévoile l’ancien compagnon d’entraînement de Martin Fourcade.

 

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Emilien Jacquelin (FRA), Jesper Nelin (SWE), Roman Rees (GER), Simon Eder (AUT), Tero Seppala (FIN) – Manzoni/NordicFocus

 

« Sur les relais, je dois changer mon état d’esprit »

Concernant les relais, un « exercice à part », Emilien Jacquelin explique se mettre une certaine pression, à la différence des formats individuels, lors de tirs couchés.

Pression qui le mène à sa perte, et, du même coup, à celle de toute l’équipe de France, à son grand désarroi. « Pour gagner, comme je le dis souvent, il faut accepter de pouvoir perdre. Sur les relais, je n’ai tellement pas envie de faire une mauvaise prestation pour l’équipe que j’en fais une mauvaise, regrette l’Isérois. C’est à moi de changer mon état d’esprit en n’étant pas à assurer pour l’équipe mais à être moi-même, en prenant des risques. C’est plus mental que technique parce que les trois quarts du boulot sont faits. »

Reste plus qu’à assembler tout cela en vue des prochains relais décisifs avant les championnats du monde de Pokljuka (Slovénie) lors desquels Emilien Jacquelin sera un précieux chaînon pour l’équipe de France. « Ce break de Noël va faire du bien pour récupérer de la sérénité et de la confiance », termine-t-il.

 

 

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Photos : Nordic Focus.

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