Biathlon | Florent Claude : « je suis satisfait de cette première période »

SKI NORDIQUE – Durant tout l'été, les athlètes du ski nordique tricolore se prêtent au questionnaire décalé de Nordic Magazine. Voici les réponses du Vosgien de l'équipe de Belgique de biathlon, Florent Claude.
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BIATHLON – Contrarié à l’inter-saison par des pépins physiques, Florent Claude fait le bilan de son mois de décembre encourageant. Celui qui court désormais sous les couleurs de la Belgique, évoque pour Nordic Magazine ses objectifs, sa relation avec ses frères et sa vision de l’équipe de France.

 

 

«J’ai adapté mon entraînement»

  •  Florent, vous entamez une saison complète en coupe du monde. Comment s’est passée votre préparation estivale compte tenu de vos ennuis de santé au printemps dernier. Dans quel état d’esprit avez-vous abordé les premieres courses?

Effectivement, par rapport aux autres années, je vais pouvoir faire la saison complète en coupe du monde. Forcément, c’est toujours mieux que de faire quelques étapes par-ci et par-là. Cela permet de me concentrer sur la saison et de relativiser si un week-end se passe moins bien.

La préparation estivale a été un peu bouleversée en raison de mes opérations de la cheville et du syndrome des loges fin mai. Je n’ai pu recommencer vraiment l’entraînement qu’au mois d’août même si en juillet je pouvais faire du vélo. J’ai pris le temps de bien m’entraîner sur l’automne, plus que d’habitude et sans trop faire d’intense, le but étant de construire la base. L’hiver est long, donc j’avais besoin d’avoir la même préparation que les autres. J’ai adapté mon entraînement et je me suis fait un programme qui tenait compte de mon retour sur blessure.

Malgré le fait que je n’ai pas fait trop d’intense pour être prêt dès le début de saison, j’ai trouvé que mon rythme de course sur la fin décembre était correct. Les premières courses n’étaient pas évidentes à gérer car on a toujours l’appréhension de l’après opération : est-ce que les douleurs seront bien partie ? En plus, c’est le début de saison, on ne sait pas réellement le niveau de chacun et surtout son propre niveau. Tout le monde est dans l’expectative, mais mon petit manque d’entraînement en plus renforçait cette appréhension, même si je bouillonnais de pouvoir attaquer les premières courses.

Le but était donc de prendre course après course et de voir au fur et à mesure.

BIATHLON - Martin Fourcade a signé sa deuxième victoire de la saison en remportant la poursuite à Hochfilzen, grâce à un 20/20… et un Johannes Boe qui a ouvert la porte en manquant quatre fois la cible.

Hochfilzen, Austria (AUT): Florent Claude lors de la poursuite – Manzoni/NordicFocus.

  • Quel bilan dressez-vous de la première partie de saison?

Globalement, on peut dire que je suis satisfait de cette première période. Un début à Pokljuka un peu poussif, mais qui malgré tout n’avait pas que du négatif, un super week-end à Hochfilzen avec mon premier top 15, puis top 10. Enfin, un week-end mitigé à Nove Mesto où, comptablement, cela reste deux courses dans les points, mais beaucoup de choses n’ont pas été comme je le voulais.

Bien sûr, mon objectif était d’être dans la mass-start en étant parmi les 25 au général, Ça ne s’est pas joué à grand-chose, mais la saison est encore longue, donc en continuant comme ça je ne m’inquiète pas.

Je garde en tête mes deux bons résultats d’Hochfilzen. Un premier top 10, c’est toujours spécial et ça donne envie d’aller en rechercher. Et je sais que je peux le refaire et même mieux.

Ridnaun, Italy (ITA): Florent Claude (BEL) – Manzoni/NordicFocus.

«Les objectifs sont revus à la hausse»

  • Quand on réalise un top 10, on a certainement envie de voir plus loin. En terme d’objectifs, quels sont les vôtres à court, moyen et long termes ?

C’est sûr qu’après un top 10, on a envie d’aller voir plus loin, surtout que sur la poursuite d’Hochfilzen, j’ai eu le podium quelques mètres devant moi pendant toute la course. La même course à un autre moment peut amener à un top 5, voire un podium selon la configuration de course et le tir des autres.

Le bon sprint m’a aussi montré que je pouvais performer dans tous les formats, donc forcément les objectifs sont revus à la hausse. Je ne veux pas me mettre d’objectifs de résultats à court ou moyen termes, ce serait le meilleur moyen de ne pas les réaliser. Je vais prendre course après course et faire mon maximum à chaque fois, ainsi peut-être qu’un jour ça pourra faire 10e, peut-être que ce jour là ce sera encore mieux, on verra bien. Mentalement, je suis prêt si cela doit arriver mais je ne me rajoute pas de pression pour cela.

Fabien, Florent et Émilien Claude

«La France, une des plus grandes nations du biathlon»

  • Vous êtes l’aîné d’une fratrie. Vos autres frères courent sous les couleurs de la France. Quels rapports avez-vous malgré le fait de ne pas courir pour le même pays? Quel regard portez-vous sur l’équipe de France actuelle?

Avec Fabien et Émilien, nous nous entendons super bien. Dès que l’on peut, on essaie de s’entraîner ensemble. C’est une vraie force de pouvoir partager la même passion entre frères. Sur le long terme, ça ne peut que nous faire progresser.

Le niveau de l’équipe de France sur le début de saison est pour le moment le meilleur sur la coupe du monde chez les gars avec 4 dans le top 8 du général. La concurrence est forte et c’est ce qui les pousse à se surpasser sur toutes les courses… La France est désormais une des plus grandes nations du biathlon, y compris dans sa relève en IBU Cup et en juniors, tant chez les hommes que chez les filles.

 

Photos : Nordic Foctus Photo Agency et Nordic Magazine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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