Biathlon | Grand-Bornand : Fourcade veut jouer devant

Ski de fond, biathlon, combiné nordique, saut à ski
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BIATHLON – Martin Fourcade est arrivé au Grand-Bornand où se poursuit la coupe du monde de biathlon avec l’envie de « jouer devant ». Après la pression des premières courses et la petite parenthèse qui a suivi Hochfilzen, il attend des résultats.

 

« Je me sens bien, je suis content d’être là ». Mardi soir, devant les journalistes, Martin Fourcade avait le sourire. Demain, le quintuple champion olympique va disputer le sprint qui ouvre l’étape française de coupe du monde de biathlon au Grand-Bornand.

S’il reconnaît qu’il n’a pas vécu « le week-end de [sa] vie à Hochfilzen la semaine dernière, il se dit satisfait de la « dynamique » sur laquelle il est engagé.

 

« J’ai envie de profiter de l’événement »

 

En fait, dans les Aravis, Martin Fourcade a envie d’effacer la déception qu’il a pu ressentir sur les deux précédents sprints de la saison (5e à Östersund, 10e à Hochfilzen). Il rejette toutefois le verbe « rebondir » auquel il préfère celui de « rectifier ».

« J’ai envie de profiter de l’événement, j’ai plus d’expérience aussi sur cette étape de coupe du monde qui avait été difficile à gérer pour moi la première fois. J’avais trouvé cela oppressant. J’avais réussi à crever cet abcès en 2018. Cette année, j’ai envie de profiter de cet engouement », ajoute-t-il.

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A l’inverse des autres sites, le public n’est pas amassé à 80 % face au pas de tir. Les spectateurs sont présents sur l’ensemble du parcours. « C’est différent de ce que l’on a l’habitude de voir ».

 

Un break bénéfique ?

Dimanche dernier, Martin Fourcade n’a pas couru le relais. La parenthèse lui a été bénéfique, indique-t-il. « J’avais de grosses attentes sur le début de coupe du monde. J’étais dans l’inconnu avant les premières courses. J’avais besoin de me retrouver à un meilleur niveau que la saison passée. Mentalement, cette tension a pesé. La semaine dernière, j’ai peut-être connu un contre-coup, sans ce que cela soit trop violent. Cela explique pourquoi je me suis senti un peu moins bien sur la fin de semaine à Östersund et Hochfilzen. J’espère avoir profité de ce petit break pour récupérer. »

 

« J’ai envie de jouer tout devant, c’est forcément battre mes coéquipiers. »

 

Pendant ce temps, ses compatriotes ne sont pas restés inactifs. Plusieurs sont montés sur le podium. Des individualités qui sont maintenant clairement identifiées par le public. « Cela fait du bien de sentir que l’attention n’est pas uniquement focalisée sur moi », commente Martin Fourcade. Au passage, il reconnaît avoir été parfois gêné lorsque, entouré d’autres Bleus, il n’entendait que son nom émerger des tribunes.

« Ce que j’ai fait sur les dix dernières années de ma carrière ne disparaitra pas », glisse le biathlète. Une carrière qui, il s’en félicite, a pu « libérer des vocations, des consciences chez certains ».

Martin Fourcade a « encore l’envie d’être devant ». Sans tomber pour autant dans la rivalité franco-française. « Mes adversaires sont les Norvégiens, mais aussi les Français. Cela fait partie du jeu, dit-il. Si je suis battu par mes coéquipiers, c’est que je n’avais pas la position de meilleur mondial. »

Il le répète : « J’ai envie de jouer tout devant, et c’est forcément battre mes coéquipiers. C’est pareil pour eux. Et on vit ça bien dans l’équipe. Cela ne nous empêche pas de bien rigoler ensemble. »

 

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Photo : Nordic Focus

 

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