Biathlon : Paula Botet revient en coupe du monde
Mardi en début d’après-midi, pour la France, seules Paula Botet et Justine Braisaz-Bouchet étaient à l’entraînement sur les installations éphémères du stade Sylvie-Becaert du Grand-Bornand (Haute-Savoie) à deux jours du sprint de la troisième étape de la coupe du monde.
Alors qu’elle va signer son retour sur le circuit principal après un début de saison (presque) immaculé en IBU Cup, la Vosgienne Paula Botet s’est arrêtée en zone mixte répondre aux question des journalistes. Revenant notamment sur la période compliquée traversée à la suite de son échec lors des sélections de Bessans (Savoie), elle ne s’est pas cachée. Morceaux choisis.
Une première au Grand-Bornand
« Je pense que je n’aurais pas super bien vécu [de ne pas être sélectionnée]. Je pense que j’ai quand même montré que je mérite ma place. C’était quelque chose que j’attendais. »
« Après les sélections à Bessans, j’étais vraiment très très déçue. Ça a été un peu compliqué pour moi. Dans ma tête, j’avais encore fait une croix sur le Grand-Bo, que ce ne serait pas pour cette année. Et finalement, je suis trop contente de pouvoir le découvrir. C’est vraiment quelque chose qui me fait rêver depuis un moment, de voir l’ambiance et de courir en France. »

« Je n’ai jamais expérimenté de courir devant un public comme ça. C’est quelque chose que je ne connais pas donc je ne peux pas savoir comment est-ce que je vais réagir. Mais, en tout cas, j’ai hâte de le vivre. Je l’ai attendu. Je ne peux pas dire non, je n’ai pas envie, j’ai peur. Non, je veux courir, moi [rires] ! »
Elle n’est « pas là pour faire de la figuration »
« Avec le niveau qu’il y a, je pense qu’on n’a plus trop le droit de se dire ça maintenant. On est un peu obligés de perfer. Ce n’est pas avec cet état d’esprit que j’ai envie de prendre le départ, mais plutôt me dire que je veux continuer à faire ce que j’ai pu faire depuis le début de la saison en IBU Cup. Je pense que c’est quelque chose qui marche, en tout cas en IBU Cup. L’an passé, on a vu que le niveau de l’IBU Cup était assez élevé. Je ne viens pas là pour faire de la figuration. »

« Je pense que mon but est de faire ce que j’ai fait en IBU Cup. De prendre le départ en me disant que je veux me faire plaisir. Ma mère m’a dit l’autre fois : ‘’Objectif avoir le sourire en arrivant’’. Et c’est exactement ça ! Avoir le sourire en franchissant la ligne d’arrivée, en faisant ce que je sais faire, pas plus. Parce que c’est là que je me rate, c’est quand je veux trop bien faire. »
Elle a pensé à tout arrêter après son échec des sélections de Bessans
« Ça a été vraiment très difficile. J’avais envie d’arrêter. Je me suis vraiment posée la question. Je me suis demandée pourquoi je continuais à faire quelque chose qui me faisait plus souffrir que plaisir. Faire des courses, à ce moment-là, c’était plus une souffrance. Le fait de se sentir en sélection en permanence, ce n’est pas super agréable. Cela n’empêche que le biathlon, avant tout, c’est ma passion. C’est ce que j’aime faire. Me lever le matin pour aller m’entraîner, ce n’est pas une corvée, c’est vraiment un plaisir. Je suis allée en stage avec les juniors à Bessans et ça m’a fait beaucoup de bien. Ils m’ont redonné un second souffle. Le fait de me retrouver à faire ce que j’aime, c’était vraiment chouette. »

« Baptiste [Desthieux] a été vraiment très présent et soutenant pour moi à ce moment-là. Et puis Cyril [Burdet] et Stéphane [Bouthiaux] m’ont appelé parce que je n’étais pas au top de ma forme. »
Le déclic d’Obertilliach
« La veille de partir sur l’IBU Cup d’Obertilliach, je disais à Fany [Bertrand] que je n’avais pas envie. Le déclic a plus eu lieu en arrivant là-bas. J’ai fait une super séance la veille, et je ne sais pas, dans ma tête, tout d’un coup, je me suis dit : ‘ »Tu es là, profite’ ». Le lendemain, je gagne et c’est à ce moment-là que ça a relancé la machine. »

« Je pense que c’est pour ça que j’ai été très touchée par mes ratés à Bessans. Je me disais que je faisais une croix sur beaucoup de choses auxquelles j’ai pensé toute la préparation. Là, c’est sûr que j’ai une nouvelle opportunité, à moi de la saisir. »
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