Biathlon | Julia Simon : « Hâte de pouvoir m’exprimer pleinement »

BIATHLON - Meilleure française au classement de la coupe du monde l'hiver dernier, Julia Simon a été peu en vue lors de la 1e étape du biathlon Summer Tour à La Féclaz.  La biathlète des Saisies revient en exclusivité pour Nordic Magazine sur ce week-end compliqué. 
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BIATHLON – Meilleure Française au classement de la coupe du monde l’hiver dernier, Julia Simon a été peu en vue lors de la première étape du Biathlon Summer Tour à La Féclaz.  La biathlète des Saisies revient en exclusivité pour Nordic Magazine sur ce week-end compliqué. 

 

Julia Simon : « Tout me paraissait aller dans le bon sens »

  • Après des mois de préparation, le Summer Tour de La Féclaz marquait la première confrontation officielle. Dans quel état d’esprit et de forme aviez-vous abordé ce rendez-vous ? 

Ça allait plutôt bien. Physiquement, ce n’était pas ma meilleure période, j’étais en train de digérer les gros blocs de juillet/août, je manquais encore un peu de jus, de fraîcheur mais ça revenait doucement. Je pense avoir progressé physiquement surtout dans ma capacité à encaisser les volumes d’entraînement de l’été. Au niveau du tir tout allait bien, j’avais fait de bons stages, tout me paraissait aller dans le bon sens, j’avais l’impression d’être plus régulière.

 

  • Est-ce que le contexte sanitaire avec le huis-clos, l’absence de spectateurs, le port du masque et toutes ces petites contraintes supplémentaires sont pesantes quand on est en compétition ? 

Non, on a la chance de pouvoir courir. Le port du masque on commence à y être habitué dans les bus, dans nos déplacements. Il faut maintenant penser à le mettre quand on arrive au stade mais ça vient presque naturellement maintenant. Dans notre programme désormais, il faut prévoir de caler le test PCR, c’est vrai que ce n’est pas forcément pratique mais c’est ce qui nous permet de courir, donc on le fait .

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Je n’étais pas au mieux physiquement, je sentais bien que j’avais du mal à faire les changements de rythme et sur cette piste de La Féclaz il faut tout le temps jouer avec donc ça ne m’a pas vraiment laissé la chance de performer physiquement. Et en plus je passe à côté du tir donc forcément c’est compliqué !

 

  • Le lendemain, sur la poursuite, le podium est à portée de main. Vous partez avec quel objectif ? 

Je regardais devant. Le podium j’y croyais. Mais je n’y ai pas cru longtemps parce que dès le premier couché j’en sors 4 !

 

« Le premier tir de ma poursuite ? Un gros moment d’incompréhension »

 

  • Justement après ces 4 tours, dans quel état d’esprit êtes-vous à ce moment-là ? 

C’est un gros moment d’incompréhension, je ne comprends pas,  je n’arrive pas à analyser mes tirs. J’ai ce problème depuis l’hiver dernier : mon groupement (des balles sur la cible, N.D.L.R.) bouge. Ce n’était pas de très beaux tirs, il faut continuer à travailler. Il faut encore un peu de temps pour que les choses que j’ai travaillées en juillet/août se mettent en place. Après ce premier tir couché, je sais que ma course est foirée, je suis “plombée” mais je me suis dit : continue à te faire mal sur la piste. Au tir, l’objectif c’était de me reconcentrer, de faire de beaux tirs pour les tirs suivant. Avec trois pleins, la course aurait été différente. Mais voilà j’étais dans l’urgence, un peu dans la colère aussi. Mais je pense que j’ai vraiment bien terminé ma course en étant à bloc sur les skis.

 

 

  • Avec le recul, que retenez-vous de ce week-end ? Comment vous jaugez-vous par rapport aux autres filles du groupe ? 

Pour moi, c’est un mauvais bilan, mais j’ai validé certaines choses. Cela ne va pas mettre en péril mon hiver, mais je sais que j’ai encore du travail à faire. Et j’ai hâte d’être au prochain Summer Tour à Arçon pour voir l’évolution et pouvoir m’exprimer pleinement.

 

  • Quelle est la suite du programme maintenant ? 

Nous restons en stage à La Féclaz jusqu’à vendredi. Ensuite je participe au City Biathlon de Wiesbaden avec Quentin, enfin normalement si l’Allemagne nous laisse y aller… Ensuite quelques jours à la maison puis nous repartons en stage à Prémanon avant la 2e étape du Summer Tour à Arçon.

 

Nous sommes comme tout le monde, on est dans l’attente. L’IBU doit annoncer ça bientôt (le 27 septembre, N.D.L.R.), on ne sait pas trop ce qu’il va se passer donc on verra bien. C’est sûr que ce serait un gros coup au moral s’il n’y avait pas de coupe du monde. De toute façon on s’entraine même si ce n’est pas pour cet hiver, ce sera pour le suivant ! Mais je crois que l’IBU va réussir à faire quelque chose, et celui qui sera devant sera celui qui se sera le mieux adapté et qui aura perdu le moins d’énergie à réfléchir !

 

Photos : Thomas Bruas.

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