Biathlon : large victoire pour Olle Dahlin, nouveau président

BIATHLON – La fédération internationale de biathlon ouvre une nouvelle page de son histoire avec l’élection ce vendredi du nouveau président.

Réunie en congrès à Porèc (Croatie), l’IBU referme le chapitre de son président historique Anders Besseberg poussé à la démission par le scandale du printemps sur fond de corruption et de dopage.

Le Suédois Olle Dahlin, opposé à l’ancienne ministre de la Justice lettone Baiba Broka, l’a emporté assez aisément 39 voix à 12, et prend donc les rênes de la puissante fédération internationale.

Le nouveau patron du biathlon mondial aura de nombreux dossiers brûlants à gérer.

Qui est le nouveau patron ?

Déjà membre du comité exécutif de l’IBU et vice-président de l’IBU depuis 4 ans, Olle Dahlin est également Président de la fédération suédoise de biathlon et membre important du comité national olympique. Un homme d’expérience, mais qui a toujours été proche d’Anders Besseberg même s’il a tenté de s’en éloigner depuis “l’affaire Besseberg” : pas  véritablement un symbole de renouveau.

Les dossiers du nouveau président

Nouvellement élu, Olle Dahlin va devoir traiter plusieurs dossiers brûlants.

La Russie. Le premier d’entre eux concerne la Russie, dont le bureau exécutif a maintenu la suspension ce matin même. La fédération russe de biathlon, l’une des plus puissantes et des plus influentes, n’a pas encore suffisamment convaincu et reste donc cantonnée au titre de membre provisoire. Conséquence directe : la Russie n’a pas le droit de vote et aucun Russe n’a le droit de se présenter aux élections de ce congrès.

Les quotas. Le deuxième dossier concerne la décision du CIO de baisser les quotas de biathlètes présents lors des prochains Jeux Olympiques 2022 de Pékin. Un groupe de travail conjoint avec le CIO a été mené et devra statuer sur ce point.

Le budget. Enfin, le CIO a également décidé en juillet de toucher l’IBU au portefeuille en suspendant les dotations financières versées à la fédération internationale. L’adoption d’un code éthique par le bureau de l’IBU étant une condition essentielle pour que le CIO revienne sur cette décision.

L’image. Mais le président devra aussi et surtout s’attacher à redorer l’image d’une fédération longtemps citée en exemple mais qui a durement encaissé l’affaire Besseberg. Pas le plus simple des chantiers…

 

Photo : IBU et langd.se

 

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