Biathlon : les athlètes norvégiens sans contrat

BIATHLON - A l’issue d’une fin de course folle, Johannes Boe a remporté la mass-start de Ruhpolding en s’imposant au finish devant Julian Eberhard et Quentin Fillon-Maillet.

BIATHLON – Les biathlètes norvégiens n’ont pas encore signé de contrat avec leur fédération. Une nouvelle fois, la question des sponsors privés oppose les deux parties qui négocient à Anterselva.

 

Un mois avant le début de la saison, aucun des biathlètes norvégiens n’a encore signé d’accord avec sa fédération, Norges skiskytterforbund (NSSF), révèle la chaîne de télévision publique NRK.

Une nouvelle fois, les réseaux sociaux – dont Instagram (lire notre enquête dans Nordic Magazine n°31) – ont changé la donne. A quel moment un sportif doit-il promouvoir les partenaires institutionnels du pays dont il défend les couleurs ? Quand peut-il mettre en valeur ses sponsors individuels qui lui permettent d’atteindre un niveau de vie en corrélation avec sa notoriété ?

« Nous essayons de nous battre pour une distinction claire » , explique Erlend Bjoentegaard.

Dans l’été, un différend avait déjà éclaté entre Johannes Hoesflot Klæbo et la Fédération norvégienne de ski.

Cette question ne concerne pas que la Norvège. En août, les Russes Alexander Loginov, Dmitry Malyshko, Anton Babikov et Matvey Eliseev, avait également été en conflit avec leurs instances.

Concernant Johannes Thingnes Boe et ses coéquipiers, la NRK indique qu’un projet d’accord datant d’août a été rejeté. Cette semaine, des réunions ont eu lieu à Anterselva, en Italie, où s’entraînent les biathlètes.

Chaque année, chacun d’entre eux reçoit une allocation de 12 500 euros (130 000 couronnes). Insuffisant pour mener une carrière de haut niveau.

Difficile, dès lors, ne pas accepter les propositions des entreprises privées désireuses d’associer leur image à celle des compétiteurs.

Mais quand les sportifs peuvent-ils porter les couleurs de leurs propres sponsors ? Eux considèrent que cela devrait notamment être possible lors des entraînements qu’ils effectuent dans l’année. Une « activité privée », défendent-ils.

A noter que si aucun accord n’était conclu avant le coup d’envoi de la saison 2019-2020, l’ancien contrat serait prolongé.

 

Photo : Nordic Focus

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