Biathlon : Simon Fourcade plutôt que Baptiste Desthieux
Au lendemain de l’annonce de l’arrivée de Simon Fourcade, ancien coach des juniors, à la tête de l’équipe de France masculine A en lieu et place du Cluse Vincent Vittoz, Stéphane Bouthiaux a accepté de revenir pour Nordic Magazine sur le processus de nomination du Villardien de 39 ans.

« Il y a déjà eu une phase où il a fallu prendre du recul sur la situation parce que beaucoup de choses se sont dites dans l’émotion, et ce n’est pas dans l’émotion qu’on prend de bonnes décisions, rappelle-t-il. En plus de cela, on avait le temps. »
Ainsi, Stéphane Bouthiaux a beaucoup discuté avec les athlètes, à distance ou en présentiel comme lors des championnats de France de Bessans (Savoie). « On a exposé les choses, c’était intéressant. Les athlètes, à ce moment-là, ont exprimé l’envie d’essayer de travailler avec Simon Fourcade, révèle le Doubiste. Je l’ai bien pris en compte. »
Une part de risque assumée
Dans le même temps, une autre piste menait à Baptiste Desthieux, entraîneur de l’équipe de France B depuis de nombreuses années. « Il a vraiment des compétences et a une bonne expérience. Il pouvait aussi prétendre à cette place, mais les athlètes ayant exprimé l’envie de bosser avec Simon [Fourcade] qui a aussi de l’expérience avec, en plus, son expérience d’athlète sur la coupe du monde, le choix s’est porté sur lui », indique le directeur des équipes de France de biathlon.

Forcément, cette nomination présente une part de risque… que Stéphane Bouthiaux assume : « Même en recrutant une pointure qui a une grande expérience en coupe du monde, il y en aurait eu une. Quand on a fait venir Vincent [Vittoz], qui ne connaissait pas le biathlon, il y avait aussi un risque. Tant qu’on n’a pas expérimenté, on ne peut pas savoir », résume-t-il.

Le choix de Jean-Pierre Amat pour couvrir la partie du tir, en revanche, était évident. « C’était très clair dans ma tête depuis un petit moment le concernant. Il faisait partie du dispositif depuis son retour de Chine et il y avait forcément un moment ou un autre où il allait revenir sur la coupe du monde, encore fallait-il qu’une fenêtre souvre. Il est ultra capé et reconnu. Il y a eu à gérer beaucoup de situations d’athlètes en difficulté et a déjà montré ses capacités à faire face à cela. On ne peut pas se passer de l’expérience d’un gars comme celui-là », indique Stéphane Bouthiaux.
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Oliver
15/12/2023 à 15 h 35 min
2023-2024
Une cérémonie des fleurs (Jacquelin)… C’est tout après 2 étapes et demie. Lenzerheide (Suisse) la cata des garçons au couché lors du sprint.
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