Biathlon : les règles des Suédoises prises en compte pour leur entraînement

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BIATHLON – Les biathlètes suédoises vont prendre en compte leur cycle menstruel dans le programme de leur entraînement. C’est en tout cas la volonté de la nouvelle directrice de l’équipe nationale. 

 

Biathlon : après les footballeuses

C’est un sujet encore tabou, même si certains médias commencent à en parler. C’est peut-être parce que les règles des athlètes de haut niveau sont considérées comme un domaine privé. Elles feraient partie de leur sphère intime. Toutefois, des barrières sont en train de tomber. C’est que des recherches ont récemment été menées pour mesurer les conséquences du cycle menstruel sur les performances physiques des sportives. Elles montrent qu’il ne nuit pas à la performance. Ceci dit, il n’est pas sans conséquences. Syndrome prémenstruel signifie souvent prise de poids,  troubles de l’humeur, hypersensibilité, fatigue…

Dans le football, le club londonien de Chelsea a décidé de prendre en compte cette information. Concrètement, expliquait en début d’année Le Figaro, « les joueuses ont téléchargé l’application FitrWoman, où elles ont pu saisir des informations sur leur santé menstruelle et les symptôme qui en découlent. Avec leur consentement, le staff de l’équipe peut accéder à ces informations afin d’adapter les programmes d’entraînements et les régimes alimentaires de chacune d’entre elles. »

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Cela permet d’éviter certaines blessures, comme l’expliquait récemment la Dr Carole Maître, gynécologue à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), dans La Nouvelle République : « On a plus de ruptures du ligament croisé antérieur en période pré-ovulatoire, car il y a une certaine laxité, qui peut aller jusqu’à une instabilité articulaire, des ligaments liée aux œstrogènes. À ce moment-là, il faut peut-être adapter les exercices, faire plus de résistance, travailler sur le renforcement des ischios-jambiers. »

« Les fluctuations hormonales peuvent avoir des effets sur la biomécanique, ainsi que sur la tension des ligaments et des muscles », affirmait pour sa part la chercheuse Georgie Bruinvels au Guardian.

L’équipe nationale américaine avait entamé la même démarche lors de la coupe du monde qui s’est déroulée en France.

 

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Mona Brorsson (SWE) – Manzoni/NordicFocus

 

En Suède, ce sont les biathlètes qui vont les imiter. « En fait, nous abordons seulement le sujet et il nous faut en apprendre davantage », précise la nouvelle directrice sportive Anna Maria Uusitalo à nos confrères de la SVT. Qu’elle soit une femme n’est peut-être pas étranger à cette prise en considération.

L’initiative a en tout cas été bien accueillie par les principales intéressées. « Ensuite, il est difficile de planifier l’entraînement en fonction de notre cycle. Nous devons beaucoup nous entraîner et toutes les sessions doivent se faire d’une manière ou d’une autre », estime toutefois Mona Brorsson.

Selon elle, la variation hormonale auraient dû être prise en considération bien plus tôt. « C’est quelque chose qui arrive à la moitié de la population et on en sait encore si peu », dit-elle.

 

Photos : Nordic Focus. 

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