Biathlon : Martin Fourcade dénonce « la démerde permanente »

BIATHLON - Le biathlète français Martin Fourcade monte au créneau et dénonce le manque de moyens dans un entretien accordé à L’Equipe.

BIATHLON – Le biathlète français Martin Fourcade monte au créneau et dénonce le manque de moyens dans un entretien accordé à L’Equipe.

 

La débrouille finit par lasser

Martin Fourcade ne digère pas le manque de moyens accordés au sport français. Dans un entretien au journal L’Equipe, le quintuple champion olympique de biathlon pointe clairement et concrètement le mode « démerde permanente » auquel lui et ses collègues de l’équipe de France doivent faire face au quotidien.
« On est un pays de débrouille, ça a toujours été notre force mais à un moment donné, ça atteint ses limites », explique le septuple vainqueur de la coupe du monde. Par ailleurs président de la commission des athlètes des Jeux olympiques Paris 2024, le champion se fait le porte-voix du sport tricolore qui doit régulièrement faire des miracles en faisant souvent des économies de bout de ficelles…
« On est tout le temps en train de gratter à droite et à gauche. Au mois d’août, on avait prévu un stage mais on a annulé les billets d’avions pour se retrouver à Prémanon parce que la pension était 20 euros moins cher par jour et par personne dans le Jura… ».
Le constat n’est pas nouveau pour le nordique français qui a toujours bidouillé avec des moyens n’ayant absolument rien à voir avec les grosses fédérations de Norvège, de Russie ou d’Allemagne. Mais cette fois, la coupe est pleine pour Fourcade qui pointe aussi « le manque de kinés mis à disposition sur les stages ». Avec, on l’imagine, des conséquences sur la récupération post-entraînement.

 

Environ 11 millions d’euros pour le ski français

Dans un entretien accordé à Nordic Magazine #28, le directeur technique national Fabien Saguez rappelle que le nordique français bénéficie d’une enveloppe annuelle d’environ 3 millions d’euros, sur les 11 millions du budget de la FFS, toutes disciplines confondues. « Ce budget est amendé pour un tiers par l’Etat, un tiers par les licenciés et un tiers par les partenaires privés », explique Saguez dans notre édition d’octobre qui vient de paraître.

Et d’ajouter concernant les annonces de suppressions de conseillers techniques régionaux : « C’est évident que si on supprime 1600 postes, soit la moitié des effectifs du ministère des Sports, on compromet nos chances de réussite au plus haut-niveau… »

Photo : Nordic Magazine

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