Biathlon : Martin Fourcade rend hommage à Johannes Thingnes Boe

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BIATHLON – Invité par nos confrères de RTL afin de recevoir son trophée d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, Martin Fourcade a fait des confidences. Notamment sur Johannes Thingnes Boe.

 

Biathlon : Johannes Boe « m’a poussé à être meilleur », explique Martin Fourcade

En cette fin d’année, Martin Fourcade est récompensé par les différentes rédactions sportives de l’Hexagone pour sa remarquable carrière terminée le 14 mars dernier par une victoire lors de la poursuite de Kontiolahti (Finlande), dix ans jour pour jour après son premier succès en coupe du monde, déjà en Carélie du Nord. Invité par nos confrères de RTLdimanche dernier pour la remise d’un trophée d’honneur pour l’ensemble de son œuvre, le Catalan est revenu sur la relation nouée avec Johannes Thingnes Boe, son meilleur ennemi avec Emil Hegle Svendsen.

 

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Martin Fourcade (FRA), Johannes Thingnes Boe (NOR) – Tumashov/NordicFocus

 

« C’était un adversaire remarquable, confie le septuple vainqueur du gros globe de cristal. On a eu des combats magnifiques avec quatre années au plus haut niveau tous les deux : plutôt en ma faveur sur les deux premières et en sa faveur les deux suivantes. Je retiens surtout cette année 2018 lors de laquelle il me pousse dans mes retranchements les plus profonds. Ça se joue à pas grand-chose pour le général et les Jeux de PyeongChang. » Et de continuer : « C’est un adversaire qui m’a poussé à être meilleur et qui m’a rendu meilleur tout en conservant cette humanité et une relation simple d’homme à homme malgré l’adversité. C’était une belle rencontre. »

 

Le relais d’Antholz comme moteur de la décision d’arrêter

Aujourd’hui installé dans le Vercors, Martin Fourcade en a également profité pour expliquer être parti du monde du biathlon avec de la tristesse mais, surtout, un sentiment de sérénité : « J’ai donné ce que j’avais à donner et pris ce que j’avais à prendre. Je suis parti comblé. »

 

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Quentin Fillon Maillet (FRA), Martin Fourcade (FRA), Emilien Jacquelin (FRA) – Manzoni/NordicFocus

 

Comblé d’or après le relais des Mondiaux d’Antholz (Italie). C’est ce jour-là, dit-il, qu’il a pris conscience qu’il devait se retirer. « Dans l’aire d’arrivée, quand je réponds aux questions de Tangi Kerhoas [le journaliste de La Chaîne L’Équipe, ndlr.] qui me parle de ce titre en relais vingt ans après le premier de l’équipe de France en 2001 à Pokljuka. À ce moment-là, j’ai comme un flash et je me retrouve dans le canapé de mes parents, adolescent, en train de regarder le JT et voir une brève sur ce titre mondial. Toute la suite de ma vie de sportif est remontée d’un coup comme un flash et j’ai compris ce jour-là qu’il fallait que j’arrête. Cela s’est imposé à moi et je me mis à pleurer parce que je me suis rendu compte qu’il fallait que je profite des dernières semaines dans la peau d’un biathlète. »

Des ultimes semaines magistralement terminées sur un succès à Kontiolahti devant Quentin Fillon-Maillet et Emilien Jacquelin, comme pour passer le témoin.

 

 

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Photos : Nordic Focus.

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