Biathlon : « Le contrat n’est pas rempli » pour Emilien Jacquelin sur le sprint d’Oberhof
Pour un peu moins de neuf secondes, Emilien Jacquelin n’a pas accroché la poursuite d’Oberhof. Auteur de quatre fautes au tir (pour moitié au couché), le Français n’a terminé que 68e du sprint de l’étape allemande de coupe du monde jeudi 8 janvier. Son plus mauvais résultat depuis l’individuel des Jeux olympiques de Pékin, en février 2022 (72e).

Cette contre-performance est notamment due à son temps de ski, lui qui s’y appuie si souvent comme moteur de ses résultats. Il lâché 1 min 15 à Johannes Dale-Skjevdal, plus rapide sur la piste.
Au micro de La Chaîne L’Équipe, Emilien Jacquelin en a rappelé la cause : « Ce retard n’est même pas si mauvais. Je m’attendais à être dans le dur sur les skis, c’est chose faite. Ces deux dernières semaines, j’ai travaillé en altitude pour préparer les Jeux olympiques. Je n’ai pas fait d’intensité à la maison, alors que j’ai plutôt le besoin de me rentrer dedans avant les courses pour être en forme. »
Une préparation en hypoxie en vue des JO 2026
Afin de préparer les JO 2026 de Milan/Cortina et de simuler l’altitude du stade d’Antholz-Anterselva (Italie), il a réalisé une préparation en hypoxie dans sa chambre personnelle lors de la trêve. Après avoir échangé à plusieurs reprises avec le staff, il a finalement décidé stopper ce « bloc d’altitude » comme il le nomme et participer à l’étape d’Oberhof.

S’il était conscient de ses limites sur les skis, sa performance face aux cibles (6/10) l’a déçue : « J’ai décidé de venir ici pour travailler le tir. Les conditions étaient compliquées sur le couché. J’ai cliqué une fois, deux fois… Je me suis fait prendre par le vent. Debout, j’ai essayé de bien travailler mais vu comment c’était dur physiquement… J’ai essayé de me battre mentalement pour donner mon maximum, mais ça ne l’a pas fait. »
« Accepter et patienter » comme maîtres-mots
« Le contrat n’est pas rempli. J’ai un petit regret de ne pas prendre la poursuite », poursuit-il. Avant de prendre de la hauteur : « Je sais pourquoi j’ai fait ces choix, ce n’était pas pour être fort à Oberhof mais dans un mois. Je vais l’accepter et patienter. »
Son entraîneur Simon Fourcade l’avait annoncé dans nos colonnes dès lundi : « Il va se servir des courses d’Oberhof pour préparer la fin du mois de janvier. Il est possible qu’il soit un peu plus poussif là-bas, même si nous avons parfois de bonnes surprises, et que la montée en puissance se fasse progressivement au fil des semaines suivantes. »

Il lui reste à discuter avec le staff pour juger de l’intérêt de rester sur site et de disputer le relais masculin dimanche 11 janvier (11h00).
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