Biathlon | Patrick Favre : « Aux autres de prouver qu’ils ont appris » de Fourcade

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BIATHLON – Dans une interview publiée en Italie, l’entraîneur de tir de l’équipe de France, Patrick Favre, évoque le potentiel de l’équipe de France sans Martin Fourcade.

 

Patrick Favre est l’entraîneur de tir de l’équipe de France masculine de biathlon. Comme Vincent Vittoz avec qui il forme un binôme, l’Italien attend le déconfinement qui devrait débuter le 11 mai (la presse de ce dimanche laisse entrevoir une possibilité de report) dans l’Hexagone. « Nous planifions tout pour le redémarrage, nous avons plusieurs plans qui sont liés aux différents scénarios possibles », indique-t-il dans un entretien à nos confrères de Fondoitalia.it.

 

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C’est dire si le technicien du Val d’Aoste regarde vers l’avenir. Il concède tout de même ne pas pouvoir oublier la dernière saison des tricolores, même si c’est un Norvégien qui a finalement été sacré. « Johannes Thingnes Boe était très bon dans la dernière partie, où il a réussi à récupérer et à conquérir le globe de cristal, qu’il méritait, surtout si l’on considère qu’il avait manqué des étapes [pour cause de paternité, ndlr.]. On a réussi à l’ennuyer avec Martin et Quentin, il nous craignait, mais au final il méritait de gagner, donc chapeau. »

L’épopée des bleus n’en est pas moins exceptionnelle. « En France, ils pensaient qu’il était impossible de répéter la saison historique des cinquante podiums, un nombre énorme quand on y pense. Au lieu de cela, nous avons réussi à atteindre les 51, avec une semaine de coupe du monde en moins et l’annulation des courses du dimanche à Kontiolahti  », se félicite-t-il.

 

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Quentin Fillon Maillet (FRA), Vincent Vittoz (FRA), Antonin Guigonnat (FRA), Martin Fourcade (FRA), Patrick Favre (ITA), Simon Desthieux (FRA) – Manzoni/NordicFocus

 

« Ce fut également une saison historique de par les adieux de Martin [Fourcade, ndlr] et la victoire inoubliable en relais. Je suis juste désolé que la dernière course de Fourcade se soit déroulée dans un environnement particulier à cause du coronavirus, il méritait une fin différente. Mais nous n’y pouvons rien », poursuit Patrick Favre.

C’est en effet à huis clos que les épreuves se sont déroulées.

Il garde donc en mémoire les larmes du quintuple champion olympique après le relais des championnats du monde d’Anterselva — « dans ma carrière, je suis heureux quand je vis des moments comme ça » — , mais aussi le souvenir de la dernière compétition de cette drôle de saison amputée pour cause de Covid-19. « Une partie de l’équipe pleurait, parce que Martin leur a tant donné. Je n’ai travaillé que deux ans avec lui, mais je peux dire que j’ai beaucoup appris de lui. Malheureusement, notre premier hiver ensemble a été difficile pour lui, car il avait des problèmes physiques, mais, cette saison, il est revenu à son niveau et nous en avons été très heureux. »

 

L’équipe de France sans Fourcade

Comment le coach voit-il l’équipe de France sans son leader ? « Maintenant, c’est aux autres de prouver qu’ils ont vraiment appris de lui et nous devrons tous compenser son absence. Nous avons de bons athlètes qui sont capables de se rapprocher de ce qu’il a fait, au moins sur une seule saison », répond le Transalpin.

 

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Patrick Favre (ITA) et Quentin Fillon Maillet (FRA) – Manzoni/NordicFocus

 

Selon lui, Emilien Jacquelin doit encore gagner en régularité. Le biathlète du Vercors a déjà dépassé les objectifs qui lui étaient fixés. Il devait intégrer le top 10 et s’y faire une place. Au lieu de cela, il a multiplié les podiums et les victoires. « C’est un bel athlète qui a les moyens de bien faire dans les courses individuelles, mais il peut encore s’améliorer sur le long terme. Nous parlons d’un gars avec d’excellentes perspectives, qui doit travailler un peu plus. » Et d’ajouter : « La prochaine étape sera pour lui de trouver le bon équilibre, apprendre à mieux gérer les situations de course, comprendre quand être agressif ou pas. Il a les compétences pour le faire ». Les Jeux olympiques de Pékin, en 2022, sont évidemment dans le viseur.

Quant à Quentin Fillon-Maillet, il entend le « mettre en condition » pour éviter qu’il ne perde des points devant les cibles. « Mais je suis satisfait de lui. Il lui a manqué la cerise sur le gâteau, on va y travailler », annonce-t-il. Référence directe à la médaille d’or qui lui a échappé au profit du Russe Loginov lors du sprint des Mondiaux en Italie.

 

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Antonin Guigonnat (FRA) et Patrick Favre (ITA) – Manzoni/NordicFocus

 

Si Antonin Guigonnat a connu quelques faiblesses, « lui aussi a le potentiel pour le top 10 en coupe du monde. Nous devrons comprendre où nous avons péché avec lui l’année dernière ».

Patrick Favre n’oublie pas Fabien Claude qui réalisé les meilleurs résultats de sa carrière, ni Simon Desthieux, qui « n’a rien de moins que les autres. Bref, je suis désolé d’avoir perdu Martin, mais je suis heureux d’avoir une équipe dans l’ensemble très forte en individualités. »

 

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Photos : Nordic Focus.

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