Biathlon | Prémanon : Entretien avec une Justine Braisaz rayonnante

BIATHLON – Après avoir choisi de faire l’impasse sur les dernières épreuves de Coupe du Monde de la saison, la biathlète des Saisies Justine Braisaz termine l’hiver avec une deuxième place sur la mass-start et des projets pour la suite.

  • Justine Braisaz, quel bilan faites vous de votre course ?

C’est difficile de trouver les mots après ce que nous venons de vivre avec les départs de Lena, Coline et Marie… Aujourd’hui, c’est satisfaisant, il n’y a pas de double faute sur les tirs, encore à travailler sur la rapidité de la séquence de tir et l’installation, mais c’est une course plutôt complète. Il y a malheureusement trois fautes, mais j’en tire un bilan positif.

  • La forme est revenue ?

Oui et, en fait, cela fait un moment. C’était volontaire de ne pas terminer la saison de Coupe du Monde après la maladie. Faire un voyage et un aller retour en Russie, n’était peut être pas ce qu’il y avait de plus logique, de mieux à faire. La saison a été lourde, il fallait du temps pour retrouver la forme avant de recommencer. J’avais surtout la volonté de récupérer après ces quatre dernières saisons, avant de repartir pour un nouveau cycle et une nouvelle olympiade.

  • La fin de saison a été difficile ?

Oui, difficile à gérer et à vivre. Donc j’en ai profité, j’avais vraiment besoin me ressourcer à la maison, il était essentiel de me construire pour la suite. Je tire beaucoup de leçons de cette saison, et le meilleur reste à venir avec le printemps qui se profile. J’ai plein d’idées en tête pour la suite et je suis remontée comme une pendule. Il était important de passer par là, ce n’était pas évident, mais cela fait partie des moments du sport. Maintenant j’ai hâte que cela reprenne.

J’ai abordé les Jeux avec une balle dans le pied

  • Quels seraient les points à retravailler ?

Nous n’allons pas faire le bilan de la saison tout de suite, mais je pense que j’ai abordé les Jeux avec une balle dans le pied. La préparation, la période avant la Jeux a été difficile.

  • Il y a beaucoup de points hauts cette saison.

Oui, l’étape de Coupe du Monde du Grand-Bornand, sans hésitation. Et ce n’était pas quelque chose de difficile, ça a découlé comme ça, je m’en suis rendu compte après. Avant le Grand-Bornand, il y a eu une montée en confiance et un puis un pic. Il y avait des attentes, la pression, la fatigue qui s’accumule, des facteurs qui auraient pu me bloquer un petit peu. Le Grand-Bornand, c’était le point haut, et il a fallut remonter à la surface ensuite.

  • Et la suite, les semaines qui viennent ?

Ah oui, ce sont des vacances. Et puis j’ai des projets extrasportifs, des choses simples, j’ai par exemple envie de me construire un jardin de permaculture, avec des abeilles, des poules, et puis d’aller couper du bois en forêt avec mon père. J’ai surtout envie de monter mon projet au sein du groupe, de prendre en main mon parcours. J’ai plein d’idées pour la suite et ça me booste. Voilà simplement ce que je peux dire, je suis en fin de saison avec un grand sourire.


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