Biathlon | Ski nordique : l’hiver auquel il faut s’attendre

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BIATHLON | SKI NORDIQUE – Des courses qui n’auront pas lieu ou alors en effectif réduit, pas de public… A quoi va ressembler l’hiver nordique ? Analyse.

 

Depuis quelques jours, les informations se bousculent sur la planète nordique. C’est que la saison approche à grands pas. Dans moins de vingt jours, les premières épreuves internationales auront lieu.

Sauf que la Covid-19 n’a pas dit son dernier mot. Dès lors, à quoi peut-on s’attendre ?

 

Des courses annulées

Déjà, toutes les courses inscrites dans les différents calendriers n’auront pas lieu. Il faut s’y résoudre. Les annulations seront légion. A l’exemple de la deuxième étape de l’OPA Cup de ski de fond à Valdidentro. L’Alta Valtellina Ski Club l’a annoncé cette semaine. Le coronavirus se développe trop fortement dans la région. À la trappe aussi la FIS de Santa Caterina des 28 et 29 novembre.

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Au Japon, le rendez-vous que les sauteuses de la coupe du monde avait à Zao n’a pas non plus résisté.

Chez les coureurs, beaucoup craignent que d’autres imitent les transalpins. Autrement dit, à l’exception de la coupe du monde, la saison ne débuterait (au mieux) qu’en janvier. Ce qu’a d’ailleurs prévu la fédération internationale de biathlon pour l’IBU Cup ou encore la Visma Ski Classics.

 

Des compétitions à effectif réduit

Quand elles pourront se tenir, les courses se disputeront à effectif réduit. Qui aurait pu imaginer un jour une Vasaloppet à seulement 400 concurrents quand, chaque année le premier week-end du mois de mars, ils sont habituellement 15 000 fondeurs à prendre le départ à  Sälen ?

La Beitosprinten en Norvège et la Bruksvallsloppet en Suède ont pris des mesures similaires. C’est dire que les places seront chères.

 

Une génération sacrifiée ?

Dans ce contexte, le biathlète Arnd Peiffer a exprimé son inquiétude pour les jeunes générations. « Je pense que dans quelques années, nous paierons les conséquences de ce qu’il se passe », a-t-il déclaré dans les médias.

En France, où le confinement a été décidé, les skieurs qui ne sont pas en équipe de France, ne figurent pas sur les listes espoirs ministérielles ou n’ont pas un brevet d’éducateur sportif, doivent respecter la règle d’1h/1km par jour. Il n’est pas facile d’avoir 20 ans en 2020 également quand on est un skieur.

En biathlon, la Junior Cup a été supprimée. « Ce n’est pas cette année que je vais y retourner », lâche un fondeur tricolore en regardant les rendez-vous de la coupe OPA fondre comme neige au soleil.

Dans la plupart des rendez-vous, les courses juniors disparaissent de l’agenda. Conséquence, la relève se retrouve à se frotter aux grands.

 

Sans public

La question n’est donc plus de savoir si oui ou non le public sera accepté dans les stades. A de rares exceptions, le huis clos va devenir la règle dans les prochains mois. C’est ce que viennent de décider Oberhof en Allemagne et Antholz en Italie.

L’absence de spectateurs va évidemment peser lourd économiquement. L’année dernière, plus de 21 000 spectateurs ont assisté au concours de Garmisch-Partenkirchen lors de la Tournée des Quatre Tremplins. Le 1er janvier 2021, les gradins resteront vides. Les pertes financières seront importantes. Plus d’un demi-million d’euros sont générés par la vente de billets.

La fédération française de ski a préféré renoncer à ses rendez-vous de Chaux-Neuve et Prémanon.

 

De nouvelles habitudes

Nul doute que la pandémie de coronavirus met un coup de pied dans la fourmilière nordique. Elle piétine les habitudes d’un monde qui, justement, se définit comme conservateur. Il n’empêche qu’il va falloir innover, trouver des solutions pour préserver un bout de l’agenda. Lors du premier confinement, un circuit virtuel de rollerski n’a-t-il pas connu un grand succès ?

Revenons à la Vasaloppet : du 12 février au 7 mars, elle va ouvrir sa piste entre Sälen et Mora pour ce que les organisateurs appellent la Vasaåket. Attention, il faudra  réserver. Les 25 000 participants déjà inscrits à une des courses de la semaine se verront attribuer une heure de départ dans ce créneau. Il n’y aura pas de groupes de plus de 300 personnes.

Dans le Jura, un Challenge Tour Des Massifs va être créé. Chronométré et ouvert tout l’hiver, il se disputera en ski de fond style libre individuellement ou par équipe de 2 sur une boucle unique damée sans aucune assistance sur 131 km pour 2926 m positif. Nul doute que d’autres initiatives verront le jour.

 

Le temps de l’incertitude

À condition que ce soit encore possible. On le voit avec l’étape de coupe du monde de Lillehammer dont on ne sait toujours pas si elle va pouvoir avoir lieu, il va être difficile de se projeter. La crise sanitaire évolue, et avec elle les réponses des autorités. De nouvelles restrictions peuvent rendre impossible la tenue d’un événement sportif (pourra-t-on encore franchir les frontières ?), elle peut aussi décourager les organisateurs. Déjà en temps normal, ce n’est pas simple. Imaginez avec la Covid-19…

Nul doute, en cette saison 2020/2021, qu’une course qui sera disputée fera figure de grande victoire.

Et on n’a pas parlé d’enneigement…

 

Photo : Nordic Focus.

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