Biathlon : près de deux ans plus tard, Valentin Lejeune revient en coupe du monde
Le 13 janvier 2024, le Vosgien Valentin Lejeune avait découvert le circuit de la coupe du monde de biathlon lors du sprint de Ruhpolding (Allemagne). Une entrée dans le grand bain délicate avec une soixante-et-unième place à la clé (8/10).
Près de deux ans plus tard, le Bassurois retrouve le plus prestigieux des circuits cette semaine à la suite d’un remarquable enchaînement de quatre deuxièmes places signées en IBU Cup à Obertilliach (Autriche) puis Ridnaun-Val Ridanna (Italie).

« Mon objectif, c’était de revenir à un moment donné en coupe du monde, confie Valentin Lejeune à Nordic Magazine. J’avais connu un hiver dernier compliqué et, là, je voulais valider de belles progressions sur le circuit IBU Cup. Je suis extrêmement content d’être là et je sais que j’ai le niveau pour être en coupe du monde. Il y a beaucoup de fierté à y revenir et le faire au Grand-Bornand, c’est la cerise sur le gâteau. »
« Je pense que j’arrive enfin à faire du biathlon »
Pour expliquer ses excellents résultats actuels, qui font de lui un solide leader du général de l’IBU Cup, la Vosgien parle d’une progression sur les skis, mais surtout d’un cap passé dans la pratique globale de son sport.

« Je pense que j’arrive enfin à faire du biathlon en parvenant à aligner le ski et le tir, avoue-t-il. J’ai un très beau niveau de ski, mais aussi un bon niveau de tir. C’est cet ensemble qui fait que ça marche bien. »
Il n’a jamais vécu la coupe du monde du Grand-Bornand en tant que spectateur
A quelques jours de mettre le dossard dans la furia bornandine, Valentin Lejeune, 22 ans, explique avoir la volonté de rester « focus ».
« Ce ne sont pas les Jeux olympiques ou les championnats du monde, ça reste une coupe du monde. C’est la plus belle que je puisse faire, mais je reste concentré, dit-il. Je sais à quoi m’attendre, parce que je sais à quoi ressemble un sprint en coupe du monde. Je sais très bien qu’il va y avoir 20 000 personnes qui vont crier à chaque balle sur le tir couché ! »

D’ailleurs, pour l’anecdote, il n’a jamais assisté à aucune édition de la coupe du monde bornandine sur le bord de la piste ou dans les tribunes.
« Je me suis toujours dit que je n’irais jamais la voir en spectateur, mais que j’irais courir là-bas, rigole Valentin Lejeune. Aussi, ça fait quand même quelque chose de revenir ici parce que, la dernière fois que j’y ai couru, c’était lors d’une de mes premières coupes de France, un rassemblement minime, à 14 ans ! Il y a eu un beau petit chemin parcouru depuis la première fois où je suis venu au Grand-Bornand. »
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