Sprint d’Hochfilzen : les réactions des Français

BIATHLON – Pour ce sprint masculin, l’équipe de France ramène une médaille de bronze (la troisième en trois courses). Les réactions des tricolores au micro de l’Equipe 21, tous déçus de leurs performances sur le pas de tir.

 

Martin Fourcade, 3e, juste après son arrivée : “Je fais une petite erreur, j’ai un manque de lucidité sur le debout. Ça coûte cher alors que ça aurait été correct avec une seule balle. C’est le jeu, c’est la course d’un jour. Il y aura plus fort que moi, sûrement plus de 3 athlètes. Ça sera dur pour la poursuite même si ça me place quand même.” Les évènements lui donneront finalement tort.

A propos de sa querelle avec la Russie, le tricolore déclare : “C’est une performance sportive uniquement. J’étais serein, j’ai bien dormi, je suis droit dans mes baskets et heureux d’être là. Mais deux balles c’est trop. Je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même. Ce n’est que le début des championnats, ce n’est pas un résultat horrible même si on cherchait la victoire et le podium. Et aujourd’hui, je ne pense pas que ce sera le cas.”

 

Jean-Guillaume Beatrix, 27e : “Je n’ai pas bien évalué le vent sur le couché. Les deux premières sortent, les trois dernières rentrent. C’est un peu un coup de poker. Je suis content, je fais un beau debout. Après sur la piste c’est un petit peu dur. Mais malheureusement c’est à l’image de ce que je fais depuis le début de l’année : j’ai tout pour faire bien mais il en manque un peu. D’habitude le couché est mon point fort. Aujourd’hui, je le manque mais je réagis bien sur le debout et je vais essayer de garder ça en tête sur les courses qui arrivent. J’ai rien lâché pour la poursuite, d’abord mais aussi parce que c’est une course et il faut vraiment que je me blesse pour que je lâche. Je suis ultra-motivé, on attend ça depuis deux semaines et c’est pas deux tours de pénalité qui allaient me faire lâcher l’affaire.”

 

Simon Desthieux, 34e : “Forcément, je suis très déçu. Je voulais faire quelque chose de bien aujourd’hui, mais j’ai été un peu trop pressé peut-être… Sur le couché je ne vois pas mes erreurs, sur le debout je fais une petite faute d’inattention. C’est dommage car ça allait sur le plan physique.”

 

Quentin Fillon-Maillet, 46e : “Je n’ai pas eu le temps de penser au relais. En revanche, j’ai un peu trop pensé sur le tir, j’ai eu du mal à être lucide, je n’étais pas présent. Je m’en veux, une faute au couché ça pouvait faire quelque chose mais 4 fautes en tout c’est trop. Je suis déçu, surtout que d’après les coachs j’avais l’air en forme en ski, j’ai repris du temps sur la tête à chaque fois. Je suis vraiment très déçu. Mais on a fait le bon choix de partir devant parce que la neige ne va pas refroidir, ça ne va pas retendre. Plus il y aura de passage, plus ça va brasser et plus ça va être dur.”

 

Simon Fourcade, 85e : “Le pas de tir n’est pas compliqué, il n’y avait pas de vent, les erreurs c’est moi qui les fait. J’avais vraiment du mal en ski et aussi avec les conditions… Il fait très chaud et j’ai du mal à m’exprimer quand il fait chaud. Il n’y a pas vraiment d’explications à trouver, je fais une saison en dent de scie et là je suis en bas, pas en haut. J’aurais aimé limiter la casse aujourd’hui pour faire la poursuite demain avant de prendre l’individuel mais ce ne sera pas le cas. J’ai été mauvais, j’ai été mauvais.”

 

Franck Badiou, coach du tir : “On a tiré avec les mêmes conditions qu’en réglage, ce n’est pas là que s’est joué la qualité du tir. Je n’ai pas encore eu le retour des athlètes, seulement celui de Jean-Guillaume et j’attends de voir avec les autres. La vérité était ailleurs.”

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.