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BIATHLON | SKI DE FOND - Ancien entraîneur de l’équipe de France hommes de biathlon, Stéphane Bouthiaux est devenue ce printemps directeur technique ski de fond / biathlon. Voici en quoi consiste sa mission.

Bouthiaux : « l’objectif sera… entre 4 et 11 médailles ! »

BIATHLON – L’emblématique patron du biathlon français, Stéphane Bouthiaux, aborde les Jeux de Pyeongchang avec confiance. Sûr de la force de son groupe France, il rêve aussi de médailles collectives.

 

 

A un peu plus de 100 jours des Jeux olympiques, dans quel état d’esprit sont les troupes françaises ?

L’état d’esprit est très bon après une phase de préparation plus qu’intéressante. Je pense que la grande majorité de nos atlhètes ont franchi des caps de progression cet été, que ce soit sur les skis et derrière la carabine. On a plein d’espoirs pour l’ouverture de la saison qui se profile.

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Avec l’arrivée, l’an passé, de Franck Badiou en tant que coach du tir, certains athlètes ont perdu quelques repères au tir. Le plan Badiou, basé sur deux ans, a-t-il porté ses fruits ?

On le saura une fois le dossard sur le dos mais oui, on est sur une logique de deux années avec Franck qui a apporté beaucoup de nouveautés, qui travaille sur l’adaptabilité à toutes les conditions. Son plan de bataille est en marche, on est aujourd’hui dans sa phase finale. Sur les compétitions et l’entraînement, oui, on a déjà constaté que ça portait ses fruits.

 

Vous avez beaucoup échangé avec Martin avant qu’il n’accepte d’être porte-drapeau à Pyeongchang. Partagez-vous sa fierté d’emmener les bleus aux Jeux ?

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Oui mais c’est surtout un honneur qui lui est fait et également une nouvelle reconnaissance envers le biathlon. Quand on regarde la liste des porte-drapeaux, on constate que les biathlètes ont souvent assumé ce rôle. D’un côté, ça me fait aussi plaisir de voir Martin en chef de file de la délégation française. De l’autre, il y a forcément des craintes de ce que les sollicitations et le temps consacré pourraient engendrer, tout comme les émotions qui pourraient lui être néfastes sur les premières courses.

Mais Martin Fourcade a une grande expérience des événements importants…

On s’est beaucoup renseigné auprès du CNOSF pour s’assurer que le programme allait être compatible avec ses ambitions sportives. Ce qu’on ne maitrisera jamais, c’est la fatigue que ça pourrait occasionner.

 

Quelle sera la règle du jeux pour Pyeongchang ?

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On a six places disponibles, autant chez les filles que chez les garçons ; quatre pourront courir. Ça dépendra ensuite de la densité des groupes. On espère que les athlètes seront suffisamment performants sur le début de saison pour mériter leur place sur les Jeux. Peut-être que tout le monde ne courra pas, mais on rêve d’emmener douze athlètes pour leur faire profiter de l’événement olympique, en particulier les jeunes.

 

De quoi rêvez-vous pour cette olympiade ?

Aujourd’hui, on a, chez les garçons comme chez les filles, quatre athlètes qui peuvent jouer une médaille sur chaque course. Ils ont déjà tous réalisé des podiums en coupe du monde, en individuel ou en relais, tous brillé aux championnats du monde… Ils vont tous y aller avec les dents qui rayent le parquet. Evidemment, tous ne reviendront pas avec une médaille, ce serait un rêve mais le potentiel est important.

Avec les relais en guise de cerise sur le gâteau ?

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En tant que nation, c’est notre objectif principal de performer sur les relais hommes, dames et mixte. Si on peut ramener une médaille sur chaque relais, on serait déjà très satisfait.

Avec un objectif de médailles chiffré ?

Non, c’est trop compliqué. Il y a trop d’aléas, trop d’incertitudes. Si on prend les cinq derniers événements majeurs, l’équipe de France y a décroché entre 4 et 11 médailles donc l’objectif sera… entre 4 et 11 médailles !

 

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