Célia Aymonier… dans La Maille du filet

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CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Célia Aymonier.

 

 

C’est une figure bien connue dans le massif jurassien, mais pas que ! Après avoir réussie l’une des plus belles carrières du ski de fond féminin français malgré son jeune âge, Célia Aymonier a décidé de tenter d’étoffer son palmarès en biathlon. La rencontre aurait mérité d’être enregistrée, car la page n’est pas assez grande pour étaler tout l’humour et la répartie des réponses de la doubiste au cœur nordique… et un peu féministe ! Cette semaine, c’est Célia qui s’est bien débattue dans La Maille du filet !

 

 

  • Vous êtes passée du ski de fond au biathlon, vous étiez en manque de frustration ?

[Rires] Oui exactement ! Le ski de fond, c’était un peu trop monotone, et, du coup, je me suis dit : « pourquoi ne pas se frustrer un peu plus en loupant quelques balles ? » Ça fait un peu plus de ski ! En biathlon, les distances sont un peu courtes, alors moi je les rallonge un peu.

 

  • La première boulette que vous ayez faite en biathlon ?

Ça c’est une bonne question [elle réfléchit]. Je devais régler Simon [Desthieux] qui faisait un tir debout. L’objectif était de viser le « pointillé debout » [ndlr : zone plus étroite que la cible debout entière], et je lui ai dit « mais dis-donc, tu tires mal ! », alors que toutes ses balles étaient bonnes mais pas toutes dans le « pointillé »… Le pauvre !

 

  • Durant la saison de biathlon, est-ce que vous pensez à un classement des meilleures anciennes fondeuses ?

[Rires]  C’est vrai que quand Denise [Hermann] est arrivée, je savais qu’elle skiait très vite. J’avais la pression, comme elle a commencé un an après moi, j’avais intérêt à tirer mieux qu’elle !

Mais c’est vrai qu’on regarde ! Je me marre plus sur les temps de tir ! On est souvent à la rue pour ça, et c’est souvent assez rigolo de comparer !

 

  • Oberhof, comme très souvent, c’est jour de brouillard. Tellement que la course biathlon est remplacée par une course de ski de fond. Pas drôle ou génial ?

Pu*** mais c’est génial !!

 

  • C’est quoi votre prochain sport ?

Euh… triathlon ?

 

  • Vous savez nager ?

Je suis passée de « une discipline » à « deux disciplines », alors je me dis que trois, ça peut le faire.

 

  • Avec l’heptathlon pour finir votre carrière ! Vous avez grandit dans le Doubs avant de venir habiter vers Prémanon. Comment l’arrivée du téléphone et de l’eau courante a changé votre quotidien de sportive ?

[Fou rire] Oh non !!! C’est pas dans le vrai ça !! Non mais, c’est l’inverse ! Haha ! Moi je suis complètement doubiste, alors je suis complètement pas d’accord avec ça !

 

  • Les skieuses qui font des photos de charme, elles ont bien raison ou ça n’a pas sa place ici ?

Je suis plutôt une féministe. Pour moi, non, ça n’a pas sa place ici. Je trouve que sexualiser la femme pour se vendre, pour moi c’est complètement malsain. Le sport féminin n’est pas « un cul de femme », c’est le sport en lui-même qui est beau. Après… une belle femme sportive peut être mise en valeur, je trouve ça beau à voir. Et des filles maquillées pourquoi pas, si ça reste simple.

 

En biathlon, les mecs sont complètement “has-been”

Il faut être maquillée sur la piste et en tenue légère sur les réseaux sociaux pour faire le buzz ?

J’aimerais que non et qu’on soit jugées à notre valeur sportive. Malheureusement dans un monde où l’on vit d’apparences et de paraître, les belles filles sont plus suivies que les moins belles à niveau égal. Les garçons sont plus jugés sur leurs valeurs sportives que sur leurs physiques.

 

  • Un calendrier des filles de l’équipe de France dans ce style c’est envisageable ?

[Rires] Je ne sais pas, ce serait vendeur ? C’est au public de le dire ! Faire des photos de charme, c’est vrai que ça serait rigolo, mais moi je le ferais pour une cause uniquement.

 

  • Vous avez posé pour le comté, fromage emblématique de Franche-Comté, vous l’auriez fait pour de la tomme ?

Ah non ! Hors de question ! En tant que Jurassienne, non non non ! [Rires] Mais j’ai de la chance d’être jurassienne, je vois certaines Savoyardes serrer les dents quand elles doivent faire des choses pour ce fameux fromage.

 

Biathlon | Oslo : Bescond : « Un beau cadeau pour Marie Dorin-Habert »

Anaïs Chevalier (FRA), Célia Aymonier (FRA), Marie Dorin-Habert (FRA), Anaïs Bescond (FRA) – Manzoni/NordicFocus.

  • Le plus dur pour intégrer le groupe des filles du biathlon français, c’est de se mettre au tricot ou il y a pire ?

[Fou rire] Oui… alors… parlons-en ! C’est vrai qu’il y a un concours d’entrée. Le tricot en fait partie, mais pas que ! Ça fait partie des qualités nécessaires pour être en équipe de France de biathlon.

 

  • Les mecs aussi ?

Non, eux, c’est plus bécanes, matos… Un peu classique. Ils sont complètement « has-been » !

 

  • Qu’est-ce qui vous a le plus choqué en arrivant dans le circuit biathlon ?

En bien, le côté familial, beaucoup plus qu’en ski de fond. Tous les athlètes sont abordables et même sympas. J’ai même pu découvrir que les Norvégiennes avaient le droit de discuter avec d’autres nations … ! Mais par contre, il y a un côté beaucoup plus « perso ». En biathlon on passe pas mal de temps tout seul derrière la carabine, alors qu’en ski de fond, on fait tout ensemble. Un biathlète tourne autour d’une piste, de la cible et parfois tourne autour de son nombril !

 

  • Et enfin vous pensez à quoi là tout de suite ?

À la pizza que Simon [Desthieux] est en train de préparer ! Tu ne vas pas dire ça, parce que ça fait vraiment celle qui pense qu’à la bouffe [Rires]  ! [Ndlm : raté !] En vrai, à aller prendre ma douche parce que c’est la fin de journée et qu’il est grand temps d’y aller.

 

Photo : NordicFocus

 

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