Transju/Célia Bourgeois : « Gagner chez moi est un bonheur supplémentaire »

Célia Bourgeois est radieuse : la jeune maman vient d’inscrire son nom au palmarès de La Transjurassienne avec une victoire pleine de maîtrise et de panache. La Jurassienne de Morbier revient sur sa “course de rêve”.

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Célia Bourgeois s’envole vers l’une de ses plus belles victoires : la cloche du vainqueur l’attend à Mouthe.

Célia, gagner sur vos terres jurassiennes, sous le ciel bleu et devant de très nombreux supporters… ça ressemble à une journée de rêve non ?
Ho oui ! Seule la première heure a été difficile car il faisait très froid dans la combe après Les Rousses et je ne m’y attendais pas. J’ai grelotté pendant une heure et une fois à Bois d’Amont, c’était bien. Dans le Risoux, on est parti à deux avec Mannima. Mais à ce moment là, je ne pensais vraiment pas qu’on tiendrait car elle n’était pas bien et ne prenait pas de relais. Elle a d’ailleurs coincée vers Chapelle des Bois. Je suis partie et ça a tenu. Beau temps, supers skis, belle neige et des bons ravitos. Sans oublier l’ambiance de fou que ce soit à Bellefontaine ou à Chapelle des Bois où il y a avait énormément de monde. Ça mettait les frissons dans les bosses. Sur le dernier kilomètre, j’ai été littéralement portée par le public. Je ne pouvais pas rêver mieux, c’est une course de rêve.

Vous restez jurassienne de coeur. Gagner dans le Jura devant tous ces supporters qui scandaient votre prénom, ça restera un grand souvenir ?
C’est sûr que quand on a mal aux jambes, c’est un vrai plus d’entendre son prénom tout le long de la piste. Ça fait chaud au coeur, du bien au moral d’entendre son prénom. Je connais beaucoup de monde, je connais les pistes… La Transjurassienne, c’est la course mythique : gagner chez moi est encore un bonheur supplémentaire. 

Vous êtes maman d’une petite fille qui soufflera sa première bougie dans deux semaines, y avez-vous penser dans les moments difficiles ?
Quand j’ai mal partout, je ne peux pas trop y penser mais quand je me suis retrouvée vraiment seule à 10 km de l’arrivée, j’ai beaucoup pensé à elle.

Vous aviez course gagnée dès Chaux-Neuve quasiment. Que se passe-t-il dans votre tête à ce moment là ?
Ben justement, on commence à se demander ce qu’on va dire à l’arrivée (rires)… Non, surtout, je rêvais de porter la cloche autour du cou. Cette image est quelque chose de magique et mythique. Cette vision m’a donné des ailes dans les montées car il faut bien dire qu’au bout de 57 km, les jambes sont douloureuses. Ça m’a bien aidé…