Au pied du Risoux, on sait la vie rude

On ne va pas refaire la course, ni même commenter les résultats et encore moins en chercher les raisons, au moment de lire ces lignes, le lecteur aura pris connaissance de tout et son contraire sur le sujet.  Simplement envie de revenir sur les émotions de la journée. Avec dés la fin de matinée, un sentiment mitigé. Après le saut du combiné, nos champions sont là, mais tout le monde sait que ça va être difficile.

Devant nos écrans Internet et TV on ne sait pas trop sur quel pied danser, l’inquiétude est perceptible. La pause de midi donne à chacun l’occasion d’exprimer et de partager ses espoirs, ses craintes, ses doutes.

Arrive la course de fond, et là, dés la fin du premier tour, les spécialistes savent. A l’image de Fabrice Guy, ils ont compris. Ce ne sera pas pour aujourd’hui ! La fête devait être somptueuse à la salle polyvalente de Bois d’Amont. Pour les centaines de supporters qui s’étaient donné rendez-vous devant le grand écran.  Les entreprises locales avaient joué le jeu, les écoliers étaient là, toute la grande famille du nordique était prête à hurler aux exploits des ses champions.  Sur le grand écran, la voix chevrotante de Sébastien [Lacroix] en dit long sur le désarroi des bleus. Max fait tout pour remettre un peu de baume au coeur de ses potes, la mission est difficile. L’interview de Jason arrache quelques larmes parmi les inconditionnels.

Mais là, au pied du Risoux, on est habitué à la vie rude et ce n’est pas un accroc dans la marche en avant qui va stopper le bel élan de la Jasonmania et de la Combinémania.  Ici, le nordique est vécu comme une religion et lorsqu’on à la foi, rien n’arrête le croyant.

Alors, peu importe les raisons de la désillusion, lorsqu’on est fan, on ne se contente pas d’être là pour les ores et les lauriers, on est là également pour le soutien et le réconfort. Côté (télé)spectateurs, on reste remonté comme des horloges comtoises pour encore et toujours être derrière les idoles.

Chacun le sait, pour Sébastien, Jason, François, Maxime ou Hugo, il n’y aura plus qu’un leitmotiv pour les compétitions à venir : reprendre la marche en avant et montrer de quel bois (d’Amont) on se chauffe en Comté. A l’image des glorieux défenseurs de la capitale comtoise luttant contre l’assiégeant, chacun connait le célèbre “COMTOIS RENDS TOI, NENNI MA FOI”.  Chaque spectateur, chaque supporter, chaque amoureux du nordique sait qu’en ce mercredi, jamais la devise comtoise n’a été aussi d’actualité.  Bois d’Amont était la base arrière d’un certain capitaine Lacuzon, qui jamais ne baissa la garde face aux hordes d’adversaires, alors pas de doute, ses héritiers sauront l’imiter. A l’issue de cette Gundersen, les athlètes et le staff s’empresseront de débriffer. Ils sauront tirer toutes les conclusions qui s’imposent. Laissons les faire le job, ils savent si bien le faire. Restons à notre place et assurons notre part, rien que notre part, mais toute notre part.

Là-bas, à Sochi, les athlètes n’entendent peut-être pas pas nos encouragements, mais ils savent combien nous sommes fervents et combien nous continuons à les soutenir. Alors restons mobilisés et confiants.

 

Les bons plans de la soirée :

 “Les JO vus d’en haut” avec France3 Franche-Comté. 

Tous les jours dans le 19/20 France3 Franche-Comté (à revoir également sur le site Internet de la chaine)

 “Hors piste” en Direct sur Eurosport

Emission tournée en direct dans la salle polyvalente de Bois d’Amont.

Rendez-vous de 22h30 à 23h30. Entrée libre.

 

1 Comment

  1. Anthony

    12/02/2014 à 17 h 07 min

    Tres bel ecrit bourre de sens! A faire tourner.

    Merci.
    Antho

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