Christophe Journet à Paris : « Du bonheur malgré la souffrance »

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Le Jurassien Christophe Journet est descendu sous les trois heures sur le marathon de Paris. Un exploit un an après son opération d’une hernie discale !

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Christophe Journet affiche un meilleur temps de 2h38 sur marathon.

 

Christophe Journet, vous avez signé un chrono de moins de trois heures sur le marathon de Paris. Satisfait ?

Oui et non car j’ai connu cinq derniers kilomètres difficiles avec des crampes. En fait, j’ai eu le chance de partir juste derrière les Kenyans après mon meilleur temps de 2h38 et 146e temps sur le marathon de Paris établi il y a quelques années. Du coup, j’étais sur les bases de 2h40 jusqu’au semi (21 km, ndlr). Après, j’ai senti que les jambes se durcissaient et  j’ai levé le pied au 30e km avant d’attraper des crampes… Mon entraîneur pense que je n’ai pas bien récupéré du gros volume des dernières semaines. Après, il relativise aussi : j’ai arrêté la course pendant un an et demi donc c’est pas si mal d’être en dessous des trois heures de course.

 

En effet, vous avez été opéré l’an passé d’une hernie discale. Est-ce pour vous une belle revanche ?

En tout cas, c’est une satisfaction ! Passer sous les trois heures et le rêve de tout coureur sur un marathon. Par rapport à mon arrêt complet, je suis content de revenir dans ce genre de chrono même si la petite déception de passer à côté de mon objectif des 2h45 est là aussi. Revenir comme ça est prometteur pour les années à venir où j’aimerais descendre sous les 2h40 à Paris.

 

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De tels chronos demandent énormément d’entraînement.

Oui et ça n’a pas été simple avec la neige (Christophe Journet vit près de Saint-Laurent-en-Grandvaux, ndlr) de s’entraîner en course à pied. En cela, on est très handicapé par rapport aux coureurs qui vivent dans le sud de la France par exemple et peuvent courir toute l’année. La dose d’entraînement est très chargée avec des sorties longues, du travail en amont, des intensités… sans oublier que j’ai été ralenti dans ma préparation par une grosse bronchite. Aujourd’hui, être en santé et pouvoir courir c’est du bonheur malgré la souffrance. 

 

Est-ce que le fait de faire partie d’un team, en l’occurrence HDP Mouthe, aide dans ces moments de doute ?

De sentir qu’on est soutenu et aidé logistiquement par Nathanaël est forcément un plus, une motivation supplémentaire pour aller à l’entraînement quand la météo est mauvaise ou que le coeur n’y est pas. 

 

Vous allez désormais vous tourner vers votre “cœur de métier”, le canicross…

Oui l’entraînement va être totalement modifié pour passer désormais sur des séances courtes où je vais travailler la vitesse pour arriver en pleine forme pour les France de canicross où une place dans les trois premiers m’ouvrirait les portes des mondiaux en Suisse en octobre prochain. C’est assez radical comme changement de discipline mais je trouve que le marathon est le vrai révélateur de tout sportif.

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