Chronique de la Maille #25 : vive les Jeux paralympiques

UBRIQUES – Chaque jeudi, le skieur de fond Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée.

RUBRIQUES – Chaque jeudi, Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée.

 

Vous en avez entendu parler et vous suivez sûrement cet événement, Pyeongchang ne se repose pas et accueille en ce moment les Jeux paralympiques. Et pour une fois, on arrive à le suivre même sur France télévisions. Toutes les épreuves vont être diffusées sur d’autres chaînes que le satellite, et pour ces athlètes c’est une chance, même s’ils n’ont pas de para-bol.

Mais il faut se rendre sur place pour se rendre compte que, malheureusement, la ferveur n’est pas la même qu’il y a deux semaines. Et dès mon arrivée sur le site olympique, qui n’est pas renommée paralympique, il y a comme un manque.

Sourires glacials et mines fermées, même si c’est le cas depuis plusieurs années, c’est l’ambiance du village olympique.

J’ai l’impression de m’être trompé d’endroit et d’être dans la mauvaise Corée. Il n’est pas si évident de savoir, car si d’un point de vue français tous ne sont Nikon ni Canon, l’Asie-île est bien au nord de la péninsule.

Je me rassure en voyant les militaires nous faire un « staying alive ». J’arrive même à assister à la cérémonie d’ouverture, qui au Nord ne serait qu’un paradoxe.

La cérémonie manque d’ailleurs d’entrain à tel point que j’ai l’impression qu’on allume la flemme olympique.

Les bénévoles sont toujours sur place, avec ceux qui sont encore en forme mais de quoi ? À force de rester plantés aussi longtemps dans cette ambiance de glace, ils vont transformer leur statue.

On est loin de l’ambiance des stades avec des supporters chaud-bouillants. Ici les seuls ultras-sont en bandes. Mais je les excuse, je peux comprendre qu’ils en Neymar. Ils sont encore loin du but, mais au moins, dans les tribunes, on entend pas crier « ici c’est pas-riz » !

En parlant de Paris, on se croit toujours en dessus en tourisme, car quand les asiatiques viennent chez nous ils passent pour des mi-grands. Mais ici on ne fait pas les malins, et on passe toujours pour le Pékin moyen.

Les épreuves commencent tôt, alors levez-vous, enfin sans vous télécommander.


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