Chroniques de la Maille #28 : Fin de soirée

Ski, Clément Mailler

RUBRIQUES – Chaque jeudi, le fondeur Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée…

 

Vous avez été tenu en haleine, qui n’est plus très fraîche d’ailleurs, car depuis la semaine dernière, je suis toujours en soirée. Et oui, la fête de coupure est aussi longue qu’une fin de saison.

Bredouille et sans buzz insolite à immortaliser instantanément sur les réseaux sociaux, il est temps pour moi de rentrer.

Ne trouvant rien d’éphémère, je n’ai rien d’autre à faire que de prendre le chemin du retour. C’est marrant mais de l’hôtel à la soirée il n’y avait que cinq minutes, alors que de la soirée à l’hôtel il y a plus d’une heure !

En chemin, je croise un homme ivre arrêté sur le côté qui commence à se déshabiller et qui tremble comme une feuille. Je m’approche pour l’aider avant qu’il ne nous fasse un strip-tige.

 

L’homme se retourne et je reconnais mon cavalier italien, qui a perdu de sa sobriété, et qui est visiblement bientôt plus soulagé que moi alors qu’il commence à uriner sur la voie publique.

À le voir en train de pencher du côté qu’il va tomber, je garde mes distances le temps qu’il finisse son Tour de Pisse. Ne faisant pourtant pas de miracles sur la place où il se tient, il aurait les ressources pour stopper la sécheresse en Afrique tellement il a l’air d’un-continent.

Autour de lui il sème la zizi-zanie

Le voyant faire, il semble pourtant être le plus heureux, comme au paradis quand il fait sa vie-d’ange. Autour de lui il sème la zizi-zanie, car entre ses pâtes pend-zani. – oui c’est le surnom qu’ils donnent en italien. Chez nous c’est plutôt Popaul, mais avec tout le respect qu’ils ont pour l’ancien pape, Jean-Paul, qu’ils en ont eu deux.

Par pitié, je lui porte secours et le ramène à son hôtel. Tout compte fait, une fois qu’il a bien bu et qu’il est bien plein, il n’est pas citerne que ça.

Moi qui pensais qu’il n’y avait que quand il va-cuiter qu’il ne l’est pas autant que ses propos.

Jusqu’au bout, ce transalpin ne m’aura pas lâché la grappa. Il aime apparemment autant les blondes qu’il aime la mousse blanche, qu’il écume derrière lui comme un marin qui a pris l’Amaretto avant de finir sur la route du Rhum.

Courage, encore un week-end et les gazouillis seront plus de saison que les tweet.

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