Chroniques de la Maille #31 : perdu à Paris 2024

UBRIQUES – Chaque jeudi, le skieur de fond Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée.

RUBRIQUES – Chaque jeudi, le fondeur Clément Mailler pose les skis pour prendre sa plume aiguisée.

Vous ne pensez pas que c’est possible, ou vous êtes un acharné. Vous allez me prendre pour un fou, mais moi ça m’est venu comme ça. Pourquoi ne pas faire du ski-roues une discipline olympique à Paris en 2024 ?

Pas peu fier de ma trouvaille, et surtout con-vaincu, ou peut être idiot perdant, je décide d’aller rencontrer le principal intéressé, Tony Estanguet, co-président de Paris-2024 et champion olympique de canoë. N’ayant pas envie de ramer trop longtemps, je m’en vais lui demander d’eau vive voix si il n’a pas une monoplace pour moi.

Direction Paris plage

Direction Paris plage, qui est accessible depuis que Bertrand Decanoë a fait émerger le projet, avec pour mission de faire chavirer la grosse barque d’Estanguet avec mon idée.

En bon non-citadin que je suis, à peine arrivé dans la capitale, je suis déjà perdu dans le métro. Noyé dans cette vague d’informations, je vais encore arriver après Tony. Déjà que je trouve l’endroit pas-gai, je change de rame.

À ma grande surprise le métro stoppe à la mairie d’Ivry, qui n’est pas la mairie d’Issy. Je pensais pourtant aller à Gare de l’Est, sur la ligne rouge. C’est en sortant le plan du métro parisien que je me rends compte à quel point je suis perdu. Je maudis l’homme qui a fait ce plan illogique; déjà qu’il a mis la Crimée sur la voie de Stalingrad, il aurait au moins pu penser à mettre Parmentier sur la ligne culinaire avec les Saint-Jacques et la Glacière. Bref…

Vraiment ce plan ne Concorde pas, ce n’est plus un moyen de transport moderne, mais j’espère que ça va me faire atterrir quelque part quand même.

Je ressors enfin prendre le Bel-Air

Arrivant à la Place des Fêtes, ce qui me Sembat bien, je suis la direction d’une-autre Dame qui m’a l’air d’avoir quelque chose qui cloche, ou qui est Invalides.

Même si je ne reviens pas du Havre-comme-Martin, qui était en tournée, je sens que je touche au but. Je commence à fatiguer au moment où je Père-Lachaise, et me reste deux-bouts jusqu’à la fin de la ligne. Je suis au bout, je fatigue et j’ai soif.

Je n’ai d’autre choix que de taper dans la petite bouteille de rouge que j’avais prévu pour Tony, n’ayant pas pu emporter plus gros pot-de-vin. Je vous avoue que je ne me sens pas très à l’aise quand je Bois du vin-scène qui n’est apparemment pas courante dans le métro, à voir la façon dont Guy se moquait de moi.

Après un long périple sous terre, je ressors enfin prendre le Bel-Air en cette Belleville qu’est Paris. Je longe le Bois de Boulogne, si inoffensif, où des enfants ont une partie de Billancourt.

Vous trouvez ça absurde? Pas plus qu’une course de ski-roues dans les Champs.

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