Chroniques de la Maille #35 : Athlètes à Cannes

UBRIQUES – Chaque jeudi, le skieur de fond Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée.

RUBRIQUES – Chaque jeudi, le fondeur Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée…

 

Athlètes à Cannes

Vous en avez peut-être rêvé et vous en êtes hystérique, ou l’hystérie habituelle vous a encore une fois énervé, mais vous n’êtes pas passés à côté du festival de Cannes qui vient de se clôturer. Si tout comme moi vous n’avez pas apporté vos palmes sur la Croisette, vous avez juste vu les stars du grand écran sur le petit.

Dites-moi si je me trompe, mais je n’ai pas vu un seul athlète défiler sur les marches. Il est vrai que les stars du sport sont plus habituées à monter sur les podiums sur tapis vert que sur tapis rouge.

Un peu comme quand tu défiles sur le tapis rouge, tu essayes toujours de ramener celle où celui qui est en haut de l’affiche, mais tu te coltines toujours le dernier restant. Sur tapis vert c’est la même chose, le gagnant est celui qui reste à la fin et qui ne se fait pas shooter. C’est toujours un peu moche et dans l’anonymat d’être en haut de l’affiche sur tapis vert, et je ne vous parle pas d’un clean Green comme celui dont Woods est l’arbre qui cache la forêt.

La Croisette laisse traîner son vieux port à Cannes

En pleine polémique sur les athlètes hyper-androgènes, ou intersexuelles – que l’on va nommer par le sigle scientifique DSD – interdites de compétitions en athlétisme, le sujet est pourtant de mise dans un festival pour le droit des femmes. Mais visiblement la Croisette Femen de ne pas entendre et laisse traîner son vieux port à Cannes.

Les hyper-androgènes sont-elles le nouveau mâle de la société sportive ?

En tout cas sur le sujet, les androgènes ne sont pas récepteurs. Mais peu importe le sexe, le surplus de testostérone ne fait-il pas toujours le mâle ?

Les DSD n’ont pas d’AUT mais ne sont pas MST. DS comme DSD, c’est encore une histoire de sexe, un nouveau DS-cas !

D’ailleurs on n’entend plus parler de ce prédateur qui n’a pas vu revenir sa conquête au Sofitel. Comme quoi, un matin, un lapin a tué un chasseur.

Lui aurait su nous dire si c’était plutôt femme ou homme en spécialiste de l’entre-deux.

Au festival, on n’a pas vu d’athlètes

Tout ça pour dire que certaines DSD célèbres, dont la spécialiste du 800 mètres Caster Semenya, que l’on a découvert avec Daegu, s’est fait couper l’herbe sous le pied.

L’idée de créer une catégorie spécifique en handisport n’est plus de mise. Une situation qui rappelle celle de son compatriote Oscar Pistorius, qui pour des raisons paralympiques, s’est aussi fait couper l’herbe sous le pied. Enfin… coupé un peu trop haut dans son cas. Mais sans doute n’a-t-il pas besoin de Cannes pour avancer.

Non, au festival on n’a pas vu d’athlètes, et on n’a pas évoqué le dopage naturel. Il n’empêche qu’on a quand même entendu parler de la Charge (« Teret » de son titre original en VO du réalisateur serbe Ognjen Glavonic). Mais ça n’a pas été un bon tuyau soufflé par le Serbe à Cannes.

 

Photo : Nordic Magazine/Clément Mailler


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