Chroniques de la Maille #45 : So british

UBRIQUES – Chaque jeudi, le skieur de fond Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée.

RUBRIQUES – Chaque jeudi, le skieur de fond Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée.

 

 

So British

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais moi, ça m’a choqué. C’est même complètement « Shocking » de voir avec quel flegme et orgueil les sportifs britanniques ont gagné cet été. Vélo, tennis, rugby, athlétisme et j’en passe. Agaçant les British !
Mais comment font-ils ? Pour le savoir je décide de me faire le porte parole de moi-même et de rejoindre le Royaume-Uni en espérant me faire entendre, comme Jeanne en son temps, qu’ils n’ont d’ailleurs pas crue, mais cuite.
À peine arrivé sur la grande île et mis à quai, ou plutôt sur le quai, car j’arrive en Euro-star, déchu depuis le Brexit ; je pars décharger tout ce que j’ai à dire.
J’entre au palais en grande pompe, pour ne pas me faire mettre à pied, et cherche Elisabeth sans passer par le valet.
Enfin je l’aperçois dans la salle du trône, entourée de toute la famille royale, et impeccable comme à son habitude. Je me demande d’ailleurs comment, à son âge, elle peut toujours s’habiller aussi bien sans mettre un pied dans la manche.
Bien qu’impressionné, je n’ai plus le choix, je dois lui faire la cour dans un dancing queen improvisé. N’étant pas très à l’aise dans sa langue, Shakespeare un bon coup et me jette dans la-Reine.

Il aurait pu mieux faire-Harry

La discussion s’engage tant bien que mal, et j’arrive à demander ce qu’ils ont de plus que les français pour être bons comme ça ! Mais même en insistant, je me rends bien compte quelle s’en fish.
Et pour couronner le tout, le petit prince Harry se moque de moi. Piqué au vif du sujet de la reine, je lui rétorque qu’il peut seulement parler, lui qui a choisi une Mégane. Si son mariage n’a pas démarré par l’abbé-canne, il aurait pu mieux faire-Harry.
Sur ces mots, tout le monde resta bouche-bée. Je peux voir toutes les couronnes qui ont une dent contre moi. Je n’ai même jamais vu une bouchée à la reine comme ça.
On peut dire que ça jette un froid ! C’est même une gelée royale.
Me voilà très embarrassé, et au bout d’un court moment interminable, Elisabeth esquisse un sourire. Voilà qui est passé comme dans du beurre, et comme le disent les anglais, I feel a lot butter.
Finalement, grâce à ce petit dérapage bien mal rattrapé comme sur la neige, je vois la Reine libérée, délivrée. Un peu comme à l’époque du LSD, mais ce temps de la Queen of the Stone Age est révolu.
J’en ai presque envie de lui faire un Royal câlin, mais sa froideur ressurgit quand elle me renvoie d’où je viens, sans avoir obtenu la réponse à ma question.
Abat les rosbifs ! Ces têtes de cochon, ces langues de bœuf ne m’ont pas offert un very good tripes.
Alors on se débrouillera sans eux, de toute façon on les a eu à la coupe du monde de foot. Ils n’ont pas la recette du succès, et je suis sûr qu’ils England pas une !

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