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Clément Arnault… dans La Maille du filet

CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Clément Arnault.

 

Si vous n’avez pas connu le biathlète, vous connaissez sans doute le sprinter ou le beau gosse des photos de la marque Rossignol. Vous ne voyez pas ? Vous avez confondus avec le joueur de tennis ? Erreur ! Implacable et impeccable dans tout ce qu’il fait, il s’est sorti de La Maille du filet avec humour et anecdotes. Clément Arnault est ma prise du jour !

 

 

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  • Dans un groupe de poneys, comment on s’étalonne ?

(Rires) Ok je vois le genre de questions ! On s’étalonne naturellement ! Il n’y a pas de hiérarchie ou de règles. On a cette étiquette de « poneys » mais elle est en train de disparaître un peu, on parle moins de cette identité pour le groupe. C’était vraiment présent à l’époque, plus trop maintenant.

 

  • Les poneys ou les XC-bullets (ndlm : surnom du groupe sprint suisse), est-ce une particularité des sprinters de se donner un nom de groupe ou est-ce le hasard ?

Je sais pas trop… (il hésite)Le sprint fait qu’il y a beaucoup d’entrain et un bon dynamisme et ça se retransmet dans un groupe. On partage beaucoup de séances ensemble et en confrontation, on a fédéré ça et je pense que les suisses aussi. Je trouve ça sympa, on retrouve beaucoup d’humour sur les réseaux sociaux et ça casse un peu les codes. C’est le côté « fun » du ski de fond !

 

  • Sprint toujours, on est fier comme un coq quand on se fait une bonne poule ? 

(Fou rire) Eh ben plutôt oui ! Plutôt fier ! Pour ma part c’est clair que passer les poules c’est vraiment l’objectif, c’est une étape validé à chaque coupe du monde et on a envie d’aller plus loin… et de se refaire des poules ! Des bonnes poules !

 

  • C’est pour cela que vous aimez les sports de plein air ?

Ouais ouais c’est exactement ça (rires) ! Batailler dans la basse-cour !

 

  • Vous venez du biathlon avant d’être sprinteur. C’est quoi le plus frustrant entre louper la dernière balle et louper la qualification pour quelques centièmes de secondes ?

Euh….(il réfléchit) je dirais que c’est plus frustrant de rater la qualification pour quelques secondes. Les balles, moi je n’en mettais pas beaucoup, donc les dernières c’était pas forcément le problème (fou rire) ! La première ou la dernière pour moi c’était une balle ratée donc…

 

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  • Vous êtes (malheureusement) souvent blessé. Si le centre de rééducation n’était pas à Capbreton mais à Dunkerque, on se blesserait moins ?

Possible ! Déjà il y a Hauteville donc c’est pas ouf (rires) ! J’espère que c’était mes dernières blessures parce que j’en ai un peu ras la casquette ! … Mais dans le nord il y a des bonnes spécialités culinaires, ça peut être à tester, mais pas en rééducation.

 

  • Combien de fois les gens se sont trompés entre votre nom et votre prénom ? À 100 000 fois près. 

À 100 000 fois près… je dirais 900 000 ! (Fou rire) 

 

Je n’ai pas envie de concurrencer Martin Fourcade !

 

  • Et combien de fois on vous a confondu avec le joueur de tennis (ndlm: le joueur français Arnaud Clément)?

En parlant de Capbreton, quand j’y suis allé pour les ligaments au genou, j’ai pris des cours avec un prof là-bas pour réviser le bac car j’étais en plein dedans. En voyant ce prof pour la première fois, je vais le voir pour lui dire que je suis l’élève qu’il cherche. Il me répond : « non non, j’ai rendez-vous avec Arnaud Clément, le tennisman ! ». J’ai dû lui expliquer que c’était bien moi qui venais prendre des cours de maths. (Rires)

…mais c’est sûr oui, encore maintenant ça m’arrive et je vais le garder à vie je pense !

 

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Vous étiez performants en biathlon dans vos jeunes années, avec un passage en équipe de France junior. J’ai lu dans Nordicmag #28 que vous êtes de ce que l’on a appelé la « génération 90 » avec notamment deux autres « Clément ». Est-ce que c’est vous qui vous en êtes le mieux sorti ?

(Rires) Sportivement parlant euh… peut-être ! Haha ! Après dans la vie je ne sais pas encore, il faudra voir ce qui m’attend après le ski !

Mais c’était des bons souvenirs, je me rappelle notamment d’un stage à Obertilliach où on était les trois Clément ensemble, avec Clément Jacquelin et toi ! Pour l’instant Clem (ndlm: Clément Jacquelin)s’en sort très bien avec son entreprise Athletic 3D. Et toi j’ai l’impression que ça à l’air d’aller pas mal ! À voir bientôt alors… (Rires)

 

  • Vous avez déclaré dans une interview « avoir appris à skier en même temps qu’à marcher ». Pourquoi avoir suivi les traces des meilleurs skieurs plutôt que celles de Yohann Diniz (ndlm : triple champion d’Europe et vice-champion du monde du 50 km marche) ?

(Fou rire) Yohann Diniz je ne le connaissais pas encore quand j’étais petit, alors j’ai plutôt suivi les traces de ski de fond de mon père. J’aurais bien aimé mettre une anecdote sur Diniz, mais je sais pas si elle passera bien… (Rires) !

 

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  • Vous postez beaucoup de vidéos alarmistes pour la protection de l’environnement sur les réseaux sociaux. C’est plus votre côté paysagiste ou skieur ?

Un peu des deux ! Qu’on soit sportif ou paysagiste, je pense que si on a un minimum de conscience, surtout en ce moment, ça interpelle fortement. Sportivement on est toujours dehors et on fait attention à son alimentation, en paysagiste on est en contact direct avec la faune et la flore… (il réfléchit)c’est vrai qu’il y a pas mal de choses alarmistes, mais il y a aussi des belles choses et il faut en prendre conscience. Chacun doit faire attention à ce qu’il mange, ce qu’il jette, ce qu’il consomme… c’est comme ça qu’on y arrivera.

 

  • Vous faites des photos de mode pour votre équipementier. Une après carrière de mannequin ça vous tente ?

Haha ouais… ouais…! Je ne pense pas faire ça parce que c’est très particulier. La façon de poser c’est un peu difficile à trouver, après je le fais avec plaisir car c’est pas mal de partage avec plusieurs personnes de la marque Rossignol… donc c’est très sympa mais je ne pense pas faire du mannequinat plus tard ! Je n’ai pas le profil et je n’ai pas la fibre… Et je n’ai pas envie de concurrencer Martin Fourcade non plus (Rires)!

 

  • Et enfin vous pensez à quoi là tout de suite ?

Au bon plat que j’ai préparé pour aller manger avec des amis et ma copine. Patates douces et butternuts m’attendent dans le four ! (Rires)

 

  • C’est marrant mais c’est quasiment toujours cette réponse !

La bouffe ?!… ouais c’est des petits plaisirs (rires).C’est des bons moments de partage avec les amis et ma copine aussi !

 

> Retrouvez Clément Arnault dans le nouveau numéro de Nordic Magazine.

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