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Clément Arnault : « Ma plus belle saison »

SKI DE FOND – L’ancien biathlète Clément Arnault a réussi sa reconversion. Le sprinter « partenaire d’entraînement » de l’équipe de France ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Entretien exclusif.

 

 

Vous voilà partenaire d’entraînement de l’équipe de France. Pouvez-vous nous dire ce que cela va changer pour vous par rapport à l’année dernière ?
Cela ne change pas par rapport à la saison précédente, le coach et l’encadrement me font confiance, je saisis ma chance et fonce !

Comment analysez-vous votre saison 2015-2016 où, au niveau international ? Vous avez notamment signé un top 10 lors d’un sprint à Bessans.
C’est au final la meilleure saison de ma carrière. La transition biathlon vers le fond a nécessité pas mal de changements dans mon entrainement. Il fallu digérer un peu tout ça. Mais je finis l’hiver avec pas mal de satisfactions. Je me sélectionne à ma première coupe du monde de sprint classique (à Ruka). Pour moi, c’était un peu inespéré avec l’expérience que j’avais en classique. Lors du sprint libre de Bessans, par contre, je reste sur ma fin avec une 9e place. Je pèche encore niveau tactique. Malgré la bonne forme au départ, j’ai encore beaucoup à travailler à ce niveau-là.

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SamseH-Clement ARNAULT

 

Avez-vous des regrets ? Notamment pour le Vercors Nordic Tour qui se disputait sur vos terres ?
Beaucoup. C’était à la maison, on jouait la suite de la saison internationale, mais j’ai énormément appris de mes erreurs et de certains choix. Ça forme pour la suite.

A l’Engadine, en Suisse, il n’a pas manqué grand chose dans le sprint nocturne. Pareil lors du Samse national Tour de Bois d’Amont fin décembre.
Je suis très satisfait de mon week-end à l’Engadine, un sprint assez relevé avec un Lucas [Chanavat] en grande forme. Ce podium m’a fait beaucoup de bien. Le lendemain, j’ai vécu une jolie course sur le 42 km, avec un finish très très dur ! Prémanon, c’était un format de course particulier mais très intéressant pour travailler les qualifications. Je fais une grosse erreur lors de la 3e manche de qualification, je reste satisfait des deux autres.

 

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C’est la décision d’arrêter le biathlon qui a été difficile à prendre.

 

Vous avez intégré la famille des sprinteurs au moment même où ceux-ci atteignent des sommets en coupe du monde. Cela vous a-t-il aidé ?
Les Poneys ! Une énorme saison avec des podiums, des titres et une victoire de Bapt [Baptiste Gros]. On est tous soudés et on se porte tous vers le haut. J’ai reçu un très bel accueil pour ma première saison et je suis ravi de poursuivre l’aventure avec eux. Le groupe donne envie de réussir. Quand on voit ses potes monter sur le podium, on se dit que tout est possible et qu’il n’y a pas vraiment de limites…

De l’extérieur, on a le sentiment que vous êtes passé du biathlon au ski de fond avec une belle facilité. Cela a-t-il été la réalité ?
C’est vrai, j’ai pris tout de suite mes marques et je me suis senti à l’aise dans cet exercice. C’est la décision d’arrêter le biathlon qui a été difficile à prendre, je ne savais pas à quoi m’attendre.

 

Premanon-Clément Arnault

 

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Justement, la carabine ne vous manque pas ?
Pas du tout, je suis tellement épanoui depuis que j’ai intégré le groupe sprint que je n’y pense pas. D’ailleurs j’ai décidé de la vendre!

Avec Louis Schwartz et Emilien Jacquelin, vous êtes trois jeunes à être soutenu par la communauté de communes du Massif du Vercors. Portez les couleurs de votre terre natale, est-ce important à vos yeux ?
On a la chance d’avoir ce soutien. Le Vercors regroupe beaucoup de sportifs, cela montre que c’est un très beau terrain de jeu pour s’entraîner. Je suis très heureux et fier de porter les couleurs du Vercors. C’est une grande satisfaction de voir que la communauté des communes se démène pour ses athlètes.

 

On a encore beaucoup de chose à aller chercher.

 

Le printemps va finir par arriver. Quel sera le programme pour vous ?
J’ai repris le travail, je suis paysagiste. Grâce à la FFS, j’ai pu obtenir un contrat aménagé pour pouvoir travailler et m’entraîner. C’est un très bon compromis. Début mai, nous allons effectuer un stage basé sur l’haltérophilie à Montpellier, on a hâte de commencer.

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Qu’entendez-vous travailler plus particulièrement ?
J’aime beaucoup le classique, où j’ai encore une belle marge de progression. Je dois approfondir le coté tactique, rester dans l’aspiration de ces Poneys. On a encore beaucoup de chose à aller chercher.

 

Photo : Sindy Thomas.

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