Clément Dumont : « Chacun de nous a vibré pour la médaille de l’autre »

Après Fabien Claude et Aristide Bègue, entretien avec le biathlète chamoniard Clément Dumont, troisième médaillé français aux Mondiaux d’Obertilliach. Pour Nordic Magazine, il analyse son 15 km. 

 

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Les trois médaillés français : Aristide Bègue, Clément Dumont et Fabien Claude
(photo : André Bègue)


Médaille de bronze à Obertilliach après l’or pour Aristide Bègue et Fabien Claude. L’ambiance doit être bonne au sein de l’équipe de France ?
Oui, c’est vrai que ça va bien ! D’autant plus que nous sommes trois très bons copains, on a commencé les compétitions internationales ensemble, on s’entraîne ensemble. Aristide Bègue est mon colocataire à Prémanon. Chacun de nous a vibré pour la médaille de l’autre et c’est très sympa. Ça apporte une saine émulation au sein du groupe, malgré la compréhensible déception des leaders du groupe en junior comme Anaïs et Quentin qui ne sont vraiment pas passés loin de leur médaille. Mais l’équipe se porte bien, c’est sûr.

Revenons au 15 km. Au premier tir couché, vous raté une cible. Avez-vous douté, à ce moment-là, de vous et comment avez-vous réussi à rester concentré et à garder votre motivation intacte ?
Sur l’individuel, ce qui prime, c’est une bonne gestion de l’effort pour être performant au tir. J’ai réussi d’emblée à trouver mon rythme sur les skis pour ne pas me mettre dans le dur et rester lucide tout au long de mes quatre tirs. Même si j’en lâche une au premier tir, j’ai réussi à rester concentré sur ce que j’avais à faire, c’est-à-dire faire le plein sur le dernier couché et les debout.
Avant la course, on me disait qu’un 19/20 suffirait à accrocher un top 6, voir un podium. Alors je me suis concentré là-dessus. De plus, je n’ai pas eu beaucoup d’informations sur ma place durant la course car, sur la première partie, tout le monde ressortait du tir avec le 10/10, ce qui me plaçait assez loin dans le classement à mi-course et ce qui m’a rendu la tâche plus facile pour la suite.

Quelle leçon tirez-vous de cette course pour la suite des épreuves ?
Cette course m’a permis de confirmer que je pouvais m’appuyer sur un tir solide, même sur un championnat du monde. De plus, j’ai pu voir grâce à la poursuite que je pouvais très bien suivre l’allure en ski dès le moment où je me trouvais dans un groupe.
J’aborde donc la fin de championnat sereinement, même si en biathlon rien n’est jamais acquis. Je vais essayer de faire profiter de ma confiance aux membres de mon relais demain pour finir ces championnats en beauté. Je prendrai le départ et donnerai tout ce qui me reste pour lancer mes potes (Mathieu Legrand, Dany Chavoutier et Quentin Fillon-Maillet) de la plus belle des manières !

Vos objectifs pour la fin de la saison sont-il changés ? 
Pour ce qui est des courses nationales, rien n’a changé : je souhaite briller sur les championnats de France qui auront lieu aux Contamines. Ensuite, ces championnats du monde m’ouvriront sûrement les portes pour concourir aux championnats d’Europe qui auront lieu à Bansko mi-février. Je souhaite prendre simplement du plaisir et le reste suivra, s’il le faut !


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