Combiné nordique : dossard jaune pour l’Autrichien
À Ruka (Finlande), le leader de l’équipe autrichienne de combiné nordique Johannes Lamparter a lancé son hiver olympique comme tout athlète rêve de le faire : par une victoire et un dossard jaune sur les épaules. Avant même de s’élancer, il était confiant. « Je savais que j’étais bien et le fait que cela suffise aussi à être au top au niveau international est très cool. C’est comme ça que je veux commencer la saison olympique. »

Sur le tremplin, le vent a rendu la journée piégeuse. Le combiné n’a pourtant jamais semblé perdre le fil. « C’était relativement turbulent. Mais mes sauts s’ajustent assez bien jusqu’à présent. Bien sûr, il faut toujours un peu de chance », commente-t-il. Et il était en veine, peut-être parce que son été a servi de socle. Johannes Lamparter a enchaîné les stages, les sauts, les heures de ski-roues, sans coupure majeure. Il n’a pas ciblé le Summer Grand Prix comme un objectif en soi, mais comme une simple prolongation de l’entraînement, une façon de mettre en musique le travail de l’intersaison plutôt que de courir après des résultats estivaux.
On l’a certes vu au départ du Wings for Life Run, fidèle à ce rendez-vous caritatif. Mais il a surtout veillé à rester en bonne santé, lui qui confiait à la presse autrichienne qu’une simple semaine malade pouvait ruiner un mois de travail et qu’il prenait désormais mille précautions pour éviter les infections à l’approche de la saison.
Il est arrivé en Scandinavie avec un corps qui répond mais également un statut à assumer. La retraite de Jarl Magnus Riiber et l’absence de Vinzenz Geiger en début d’hiver ont dégagé le paysage. Le Tyrolien devient l’un des hommes à battre.

Sur la piste, sa course du jour ressemble à une démonstration maîtrisée, presque clinique. « Je n’avais aucune tactique particulière. J’ai tout donné lors du deuxième tour en espérant que ça marcherait d’une manière ou d’une autre. Au final, j’étais très, très limite, mais ça s’est bien passé. » C’était tout de même serré. Sur les 7,5 km, il s’impose en 17’38”2, avec Julian Schmid à 7”7 seulement derrière lui (17’45”9). « Dieu merci, il a lâché. Il était vraiment, vraiment fort. »
Reste maintenant à Johannes Lamparter à tenir ce rôle de leader semaine après semaine.
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