Combiné par équipe : La France impuissante

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Isolée à la quatrième place derrière le trio Norvège-Allemagne-Autriche, la France s’est épuisée dans une vaine poursuite. Elle termine à un peu plus d’une minute de la Norvège qui s’impose au sprint devant les Allemands et l’Autriche.

 

« J’aimerais y croire mais c’est très difficile ». Parti en qualité de premier relayeur, Sébastien Lacroix ne cachait pas son fatalisme à l’heure d’évoquer les chances pour la France d’aller agripper cette médaille. Même si la course de ski de fond peut réserver toutes les surprises, tout s’était malheureusement décidé lors du saut matinal. Un concours moyen de la part de Jason Lamy Chappuis, Maxime Laheurte, François Braud et Sébastien Lacroix qui a condamné les tricolores à une nouvelle quatrième place aux Jeux olympiques, la seconde consécutive après celle rageante de Vancouver où il n’avait manqué à ses hommes que vingt petites secondes pour devancer l’Allemagne. « Ca faisait 4 ans qu’on se battait pour une médaille et on passe à côté, c’est décevant », regrettait François Braud. Un constat d’échec qui doit tout à son scénario.

 

Vaine poursuite

Quatrième donc à l’issue du concours matinal, la France devait combler 35 secondes sur le leader allemand, une mission pas si impossible puisque la Norvège était intercalée 10’’ devant les Bleus. Un allié de choix, à condition de le rejoindre suffisamment tôt pour mener la chasse derrière le duo austro-germanique. Mais voilà, rattraper cette équipe norvégienne appartient au rêve. Parti en en trombe, Magnus Moan ne laissait pas le moindre espoir au clan tricolore et rejoignait après seulement 1,5 km les hommes de tête. « Pour nous, c’était le pire scénario avec les trois devant qui se regroupent en tête et nous derrière. Seul avec le vent, on ne pouvait rien faire », expliquait Jason Lamy Chappuis. « Il aurait fallu qu’on parte avec la Norvège… », assure de son côté Lacroix.

Car voilà, seul derrière, Sébastien Lacroix allait réaliser une excellente première boucle avant de craquer dans la seconde, conséquence logique des efforts consentis en solitaire. « C’est compliqué parce que devant, ils sont trois et ils bossent ensemble. Cette piste est dure avec pas mal de portions où il y a du vent de face. C’est dur en chasse patate derrière. Dans le premier tour, ils se regardent on reprend du temps et du coup on y croit. Puis dans le second, ils accélèrent et là ça fait mal », analyse-t-il un brin fataliste. Une vaine poursuite dans laquelle les Bleus était lancée et qui allait se charger de les user à l’image de Maxime Laheurte. Lancé à 30’’ de la tête par François Braud, il explosait dans les deux derniers kilomètres et concédait pas moins de 45’’ sur le trio de tête. C’était désormais fini, la France ne reviendrait pas, même avec Jason Lamy Chappuis pour dernier relayeur. « Aujourd’hui, on avait aucune chance. On s’est battu comme on a pu… », commentait un Maxime Laheurte abattu. A nouveau, la médaille se refusait à la France du combiné.

 

La Norvège en toute logique

La Norvège devance l'Allemagne au sprint pour s'adjuger l'or olympique

La Norvège devance l’Allemagne au sprint pour s’adjuger l’or olympique

Plus avant, le trio Norvège-Allemagne-Autriche allait donc se disputer les 3 métaux olympiques dans une course étrange où personne n’a voulu prendre vraiment ses responsabilités. Revenue depuis l’arrière grâce au travail colossal de Magnus Moan, la Norvège s’est évertuée à assurer le tempo et à contenir les velléités de ses deux adversaires et notamment de l’Autriche.

Si Klemetsen parvenait à soutenir la comparaison sur les skis, ce qui n’est pas son point fort, Krog ne parvenait pas à décramponner les germanophones lui filant le train. Cette course n’allait pas se décanter et c’est au sprint que la grande explication aurait lieu. Et a ce petit jeu-là, Joergen Graabak n’est pas le plus maladroit. Le tout frais champion olympique plaçait une grosse accélération avant l’arrivée dans le stade qui décontenançait ses opposants. Stecher pour l’Autriche ne pouvait répondre. Ne restait plus que Riessle qui malgré toute sa volonté n’allait parvenir à sauter Graabak dans la dernière ligne droite. Fort logiquement au vu du travail abattu durant ce relais, les Norvégiens se paraient d’or deux jours après le doublé réalisé par Graabak et Moan sur le grand tremplin.

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