Course d’orientation : François Gonon entre en piste sur le massif du Jura

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De février à mars, François Gonon a été blessé ; il a souffert de blessures au talon d’achille. Sa préparation en a été perturbée, ralentie, alors même que les championnats du monde à Lausanne et dans le Jura suisse ont été avancés d’un mois, à cause des Jeux olympiques de Londres. Mais l’homme a montré qu’il n’avait rien perdu de ses capacités, que son statut de 10e coureur mondial demeurait une réalité.

Avec l’équipe de France, il est monté sur la troisième marche du podium aux championnats d’Europe en Suède. Le Jurassien n’en tire aucune conclusion : « Comme je le dis souvent, à chaque grosse échéance, les compteurs sont remis à zéro pour tout le monde, on rejette les dés à chaque grande compétition. » La preuve avec l’abandon de Thierry Gueorgiou, le leader tricolore qui n’a pu disputer à Falun les finales des épreuves. « Du coup, faire un podium international sans lui montre qu’on est vraiment dans le coup », assure François Gonon. La Suisse s’était classée deuxième.

Les traileurs se rappellent aussi la fusée qu’il a été lors de la Transju’Trail, gagnant la course des 18 km avec une facilité… déconcertante (la vidéo de son arrivée à la Combe du Lac).

Aux Mondiaux qui se déroulent à quelques kilomètres de son domicile, le jeune homme a décidé de ne pas s’éparpiller, de faire l’impasse sur la longue distance. « « J’ai pris cette décision il y deux semaines suite à nos derniers tests sur les terrains, précisait-il samedi matin à Nordic Magazine. Mes deux priorités sont le relais (Lausanne, samedi 21) et la moyenne distance (Saint-George, lundi 16 et la Givrine mardi 17). Je préfère mettre toutes les chances de mon côté pour ces deux courses. »

 

10e au championnats d’Europe, 6e aux précédents mondiaux”

 

En Suède, il avait terminé à la 10e place en moyenne distance : « C’est ce que j’appelle une “bonne performance moyenne”. Je signe une course propre mais il manque encore 2’30 pour être devant ! », commentait-il alors.

Aujourd’hui, entre 13 h et 16 h, à Saint-Georges, il devra se qualifier. En 2011, il avait décroché une sixième place. Mardi, pour la finale qui se déroule à La Grivine (Saint-Cergue), il vise le titre, un podium, au pire un top 5.

Le terrain ne sera pas facile. Il a pour lui d’être un peu ouvert, avec des portion où la vitesse jouera pleinement son rôle. Dans ces conditions, Thierry Gueorgiou sera un challenger très sérieux pour François Gonon. Lui aussi a été blessé, ce qui l’a mis quelque peu en retrait depuis le mois de mai.

Le Norvégien Lundanes Olav et le Suisse Baptiste Rollier de Boudevilliers ont bien préparé cette course, eux aussi.
Le Romand joue également (presque) à domicile. Il a bien l’intention de ne pas manquer le rendez-vous : « Plusieurs week-ends dans les terrains jurassiens avant la neige pour construire une image du terrain de la middle, une base technique et physique de novembre à mars puis un intermède scandinave avec la Tiomila et les Championnats d’Europe en avril et mai et enfin la dernière phase de préparation spécifique pour les Championnats du Monde ont constitué la structure de base à ma préparation pour les Championnats du Monde », déclarait-il récemment sur un site dédié à la course d’orientation.

Le Suédois Peter Öberg, Valentin Novikov et Carl Waaler Kaas, le champion de Trondheim en 2010, seront eux aussi des concurrents sérieux pour le Français. Les spécialistes citeront aussi Fabian Hertner, Lassen Tue, Marc Lauenstein, Oleksandr Kratov ou encore quelques autres noms.