Cyril Burdet : « Les gars seront prêts »

SKI DE FOND – Avec une médaille olympique et deux tricolores dans le top 10 du classement sprint de la coupe du monde de ski de fond, l'entraîneur des sprinteurs français Cyril Burdet est satisfait de l'hiver des poneys.
SKI DE FOND – Actuellement en stage à Davos, Cyril Burdet et les sprinteurs de l’équipe de France entrent de plain pied dans la coupe du monde hivernale dans trois semaines. Après les pépins physiques de l’été, l’entraîneur est confiant.

 

  • Cyril Burdet, votre groupe termine actuellement un stage sur neige à Davos. Ce vendredi et avant une distance en style libre ce samedi, s’est déroulé un sprint classique marqué par les victoires de Lucas Chanavat et Aurore Jean. Des enseignements à en tirer ?

Oui je suis plutôt satisfait de voir le niveau de ski que produisent les gars. C’est un stage de transition entre le long stage de Ramsau et le stage de Sariselka en Finlande, qui sera la dernière ligne de préparation avant la compétition. Ce stage court leur offre aussi une pause à la maison avant de partir dans la nuit finlandaise. Collectivement et individuellement, j’ai vu beaucoup de choses intéressantes, et l’ambiance dans le groupe est bonne.

 

  • Le travail opéré cet été et cet automne sur le style classique a-t-il payé selon vous ?

C’est dur de le dire sur l’exercice du jour car tout le monde est en préparation. C’était bien en tout cas d’avoir une référence comme Federico Pellegrino et Sebastien Eisenlauer avec nous cet après-midi, même si je ne connais pas précisément leur niveau de préparation. Je retiens surtout que je retrouve des niveaux de puissance dans le rendu des gars que je trouve intéressant. Leur attitude me plait et, depuis cet été où les pépins étaient légion, les choses semblent rentrer dans l’ordre et tout le monde sera opérationnel pour cet hiver. J’ai le sentiment que tout le monde aura sa chance et pourra jouer sa carte cette saison.

 

J’aimerais qu’il y ait plus de team sprint

 

  • Après Davos et l’altitude, vous partirez prochainement en Scandinavie avec une course FIS en Finlande dans le viseur.

Les FIS de Sariselka seront les courses des derniers réglages. Je vois vraiment cette semaine finlandaise comme une semaine de travail où les filles seront d’ailleurs présentes et on préparera la coupe du monde de Ruka. Ce sera vraiment le premier test, surtout sur un sprint classique chez les Finlandais.

 

  • Après Lillehammer (sprint classique) et Davos (sprint libre), il n’y aura qu’un seul team sprint avant les Jeux, programmé à Dresden. Un regret selon vous ? Tenterez-vous des choses sur cette unique répétition avant les Jeux ?

Un regret, oui car j’aimerais qu’il y ait plus de team sprint : c’est un format dynamique et télégénique. Pour l’image du ski de fond, c’est moderne. Mais chaque saison, il y a en peu et pas assez selon moi… Cette épreuve mérite pourtant d’être mise en avant notamment au travers de l’esprit d’équipe qu’on promeut dans le groupe. Dresden sera un sprint de ville très différent de Pyeongchang. Un parcours sans relief en fait… Dans mon idée, j’y alignerai la paire que me paraîtra la meilleure sur ce tracé sans tenir compte des Jeux où la donne sera différente.

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