D. Roy : « Mon premier dossard date de 1983 ! »

Semaine de La Transjurassienne oblige, Nordic magazine vous propose une série d’entretiens avec des champions et championnes qui ont un lien particulier avec la course reine des longues distances en France. Le Pontissalien Didier Roy, vainqueur ce dimanche du marathon des neiges, a disputé 18 éditions ! Et signé deux podiums.

 

Didier Roy, vous avez disputé 18 éditions de La Transjurassienne et voué une vraie passion à cette épreuve…

Oui, La Transju me tient à cœur depuis l’âge de mes 13 ans. Bien avant de pouvoir la faire, les clubs étaient mis à contribution pour « ouvrir » la trace aux coureurs en style classic ou demi-pas de patineur sur des tronçons précis. C’est donc avec le CSRP et Robert Carrez que j’ai mis mon premier dossard Transju (je l’ai encore) en 1983 et 1984. Je pense qu’à ce moment-là, le rêve a pris corps. J’ai encore en tête l’image du Suédois Bengt Hassis au pied de la Célestine avec sa combinaison blanche, seul en tête…

 

Quelle fut la plus difficile pour vous ?

Je dirais l’édition 1999 avec des conditions dantesques, une pluie très forte et froide. J’ai fini 4e en hypothermie… J’avais ma place sur le podium compte-tenu du vainqueur Johann Muelhegg convaincu de dopage par la suite. Je me souviens que c’était trois jours après le décès de la cousine de Stéphanie (Mme Roy, NDLR) dans l’avalanche du Mont d’or. La plus grosse déception remonte à 2003 où la victoire m’échappe pour un mauvais choix de skis (7e) : je bats le vainqueur le week-end précédent et le suivant, mais pas ce jour-là.

 

Et la plus belle ?

La course de 2005 où je signe mon deuxième podium (3e). J’étais seul depuis Bellefontaine, impossible d’aller rattraper ceux de devant (Guttierez et Passeron) et j’avais une meute à mes trousses ; je résiste mentalement et je vais au bout d’une longue Transju : quatre heures de moments forts. Vincent Vittoz est champion du monde le même jour sur Rossignol, l’occasion d’une fête dans le team. Je retiendrai aussi 2004 où je termine La Transju la plus rapide en 5e position derrière le trio infernal Rousselet / Jonnier / Vittoz au sommet de leur art ; une belle récompense pour le banquier-skieur régional que je suis.

 

Vous avez signé d’innombrables places d’honneur dont deux podiums en 1998 et 2005. Que représentent ces podiums dans votre carrière de fondeur longues distances ?

Les places sur la Transju représentent l’aboutissement d’un travail de tous les jours, d’une maîtrise d’un objectif le jour J : sur 18 éditions j’en termine 8 dans les 10 premiers, et 12 dans les 20… et d’une communion avec le massif que j’affectionne.


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