Daniel Tynell… dans La Maille du filet

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CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Daniel Tynell.

 

 

C’est un homme d’une carrure à me faire passer pour un gamin de 10 ans, mais quand il te prend dans ses énormes bras pour te saluer, tu sens toute la gentillesse qui ressort ! Cet homme est sûrement la cause de toutes vos souffrances à l’entrainement si vous faites du ski classique, et le pire c’est qu’il en est fier ! Voici la légende suédoise triple vainqueur de la Vasaloppet qui aurait pu être quintuple ou plus ! Daniel Tynell est dans La Maille du filet ! (en français dans le texte)

 

 

  • Si je te dis qu’en France personne ou presque ne te connaît. Ça t’attriste ou ça te surprend ?

Haha, pas du tout (rires) ! Je comprends tout à fait qu’un « ancien skieur de longue distance » n’est sûrement pas la personne la plus connue en France…

 

  • Tu as gagné la Vasaloppet à trois reprises. Est-ce que ça te place comme une personnalité intouchable dans ton pays ?

(Rires) Je vais répondre la même chose… pas du tout ! Haha ! Même si, compte tenu du fait que la Vasaloppet est un monument, du moins en Suède, cela ouvre certaines portes si tu dis que tu as gagné !

  • Est-ce que au contraire il y a beaucoup de Norvégiens qui veulent ta peau ?

Je pense surtout, ou j’espère, que ma façon de skier de l’époque les a plus inspirés… Maintenant c’est tout pour les Norvégiens ! Et comment les battre ?

 

  • Tu as été le premier à faire une course de longue distance en classique seulement à la force des bras en poussée simultanée. Est-ce que tu te considères comme un pionnier ?

Je ne dirais pas que je suis le premier même si j’ai commencé à courir en double poussée très tôt. Pour moi, des skieurs comme Jörgen Aukland et Jerry Ahrlin sont plus des pionniers que moi. Cependant j’étais très proche d’être le premier à gagner la Vasaloppet en poussée… finalement une deuxième place à 0,3 secondes derrière le vainqueur Jörgen Brink ! Finalement, Jörgen Aukland l’a gagnée en poussée en 2013 et a été le premier à le faire. Moi ? …deuxième encore (rires) !

 

  • Tu es au courant que si aujourd’hui des milliers de skieurs souffrent à l’entraînement et en course c’est à cause de toi ?

(Rires) Haha, ça fait plaisir à entendre ! Mais… je dirais que cela a contribué à développer le ski de fond et ses pratiquants. Je suis heureux d’avoir contribué à cela.

 

  • Tu es impliqué dans l’organisation d’un tour de compétitions de ski-roues. Est-ce que tu penses que c’est l’avenir du ski ?

Oui, je dirais même que c’est partie intégrante du sport déjà aujourd’hui. Le ski-roues est de plus en plus important en période estivale pour les meilleurs skieurs, and ça devient de plus en plus important pour la masse populaire aussi. Quand on prend en compte le changement climatique, le manque d’enneigement naturel et les hivers raccourcis… je pense qu’il est important de rendre le ski-roues plus intéressant. C’est une chance de pouvoir suivre nos meilleurs athlètes durant le reste de l’année (qui est d’ailleurs plutôt sur une longue période). Ensemble on développe le sport et on inspire de nouveaux athlètes. Donc faire partie de l’organisation du circuit « Guide World Classic Tour » – le regroupement des plus grandes courses de ski-roues, qu’il dirige avec le Vosgien Baptiste Noel – c’est vraiment existant !

 

  • Tu travailles en relation directe avec un Français. Aucun regret ?

Noooonnnn ! Enfin je dirais plutôt… pas encore ! (rires) Haha ! Très franchement, je suis impressionné du travail qu’effectue mon petit Français avec le Guide World Classic Tour ! Baptiste (ndlr : Baptiste Noel), est celui qui fait tout le boulot au quotidien, il est vraiment passionné et créatif. « Everything is possible », cela me parle beaucoup ! Donc… c’est génial de travailler avec vous les gars ! Baptiste, et toi aussi qui est venu nous apporter une grande aide cet été !

  • Selon toi, qu’est-ce qui est le plus mal vu entre : un Norvégien qui gagne la Vasaloppet ou un Suédois qui gagne le 50 km d’Oslo ?

Euh… on a l’habitude de voir des Norvégiens gagner la Vasaloppet maintenant… Même si on (ndlr : les Suédois) reste très très forts avec les filles ! On a besoin de nouveaux Suédois en haut de la boîte ! Sûrement plus pour gagner la Vasaloppet que le 50 km d’Olso…

  • Et enfin, tu penses à quoi là tout de suite ?

Là maintenant ça me fait penser à comment développer le Tour en 2020. Beaucoup de choses changent en ce moment dans notre sport et c’est gratifiant de pouvoir contribuer à cela d’une certaine manière. Je pense à ça et… est-ce que la France va être capable de défendre son titre de meilleure nation en Motocross, comme le prochain événement des « Motocross of nations » va débuter fin septembre. Mon autre grande passion !

 

 

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