Vu de Norge aux Jeux #16 : déception olympique

Olympique

JEUX OLYMPIQUES – Nouveau : durant la quinzaine olympique de Pyeongchang, Nordic Magazine vous propose un rendez-vous quotidien, Vu de Norge spécial JO. Ou quand les Jeux sont vus et décryptés par les médias norvégiens.

 

  • Retour sur… le choix de Klæbo

Homme fort de ces Jeux en fond avec trois titres olympiques en quatre compétitions, Johannes Høsflot Klæbo a décidé après le team sprint de rentrer en Norvège et de ne pas prendre part au 50 km, se sentant trop fatigué et peut-être moins motivé que ses coéquipiers.

Une décision qui fait jaser les experts NRK, à commencer par Fredrik Aukland. « Je crois qu’il y repensera plus tard, qu’il se dira qu’il a manqué une occasion de prendre quatre titres sur une édition olympique, dit Aukland. Il est vraiment en forme et je pense qu’il aurait pu l’emporter sur le 50 km. » Selon l’expert NRK, le jeune fondeur de 21 ans n’aura peut-être plus jamais pareille occasion.

« Mais s’il ne dormait plus… Il faut se souvenir qu’il est encore très jeune et qu’il subit une énorme pression, ça reste compréhensible quand on sait ce que demande un 50 km », ajoute Aukland.

Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) – © Modica/NordicFocus.

« Je ne crois pas que je vais le regretter, répond Klæbo à son arrivée à Gardermoen, l’aéroport d’Oslo. J’ai eu raison de rentrer, je suis trop fatigué et il me paraît plus juste de laisser l’opportunité à quelqu’un d’autre. »

Pour rappel, le Norvégien n’a encore jamais participé à un 50 km de haut niveau. Il a en revanche confirmé qu’il prendrait le départ de cette course mythique en Norvège lors de l’étape d’Holmenkollen. « Pour apprendre et peut-être commencer à se préparer pour la compétition dans 4 ans aux Jeux », conclut-il.

 


  •  Deux minutes de trop

Les quatre Norvégiens engagés sur le femmila (le 50km) classique des Jeux olympiques avaient de plus hautes espérances. Il faut dire que ce format est roi en Norvège, c’est souvent le plus attendu, en particulier celui de Holmenkollen.

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Martin Johnsrud Sundby (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Mais cette fois-ci, le vainqueur n’est pas Norvégien. En fait, ils ne montent même pas sur le podium, Martin Johnsrud Sundby finit 5e, Hans Christer Holund 6e, Emil Iversen 10e et Niklas Dyrhaug 13e. La déception est grande dans le clan du fond scandinave qui se voyait ramener la 38e médaille à son pays, pourquoi pas la 14e en or.

« C’est à n’y rien comprendre, réagit Sundby après coup. Nous sommes tous les quatre en très bonne forme mais nous ne nous sommes jamais vraiment battus pour l’or pendant toute la course. On en est désolés et on ne comprend pas mais c’est comme ça, on a donné tout ce qu’on avait, ça n’a pas suffit. »

Coup dur pour le fondeur qui espérait enfin prendre son premier titre olympique individuel après avoir pris ceux en relais et team sprint plus tôt cette semaine.

Mais il n’abandonne pas son rêve : il a d’ores et déjà annoncé qu’il aimerait beaucoup être aux Jeux de Pékin en 2022. « Seulement si tout se passe bien et que je suis capable de me battre au plus haut niveau », ajoute-t-il cependant.

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Emil Iversen (NOR) –  Modica/NordicFocus.

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Hans Christer Holund (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Problème de skis ? « Mes skis glissaient un peu trop, j’aurais voulu qu’ils accrochent plus, confirme Hans Christer Holund. J’ai dû faire un peu plus d’efforts pour continuer, trop d’efforts. Mais c’est moi qui avait fait ce choix, c’est entièrement ma faute. »

Même constat pour Dyrhaug. Leur entraîneur, Tor Arne Hetland, pense quant à lui que les skis étaient bons…

Mais que le temps aurait peut-être changé en milieu de course, faisant du fartage choisi par l’équipe un obstacle plus qu’un atout.

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Niklas Dyrhaug (NOR), Hans Christer Holund (NOR) – Modica/NordicFocus.

Finalement, pour la première fois aux Jeux, la Norvège ne monte pas sur le podium d’une course de fond.

 


  •  Et ailleurs ?

Le ski alpin répare les pots cassés de la Norvège aujourd’hui. Ils ramènent la seule médaille du jour en prenant le bronze dans le par équipe face aux Français.

Les Bleus n’ont pas pu lutter en petite finale face aux Attacking Vikings. Ils ramènent la 38e médaille norvégienne sur cette olympiade, brisant ainsi le record américain qui était auparavant à 37 breloques en une seule édition olympique.

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En Big Air masculin, Torgeir Bergrem est 7e.

 


  •  Hors piste

Boycott des épreuves de biathlon de Tyumen en Russie. Hier, après la dernière épreuve olympique de la discipline, la fédération américaine a dévoilé un communiqué officiel annonçant que ses athlètes ne se rendraient pas sur les compétitions finales de la saison du 22 au 25 mars.

« Il est inacceptable que Tyumen organise une étape de coupe du monde et, dans le cadre de la lutte pour un sport propre, nous ne pouvons pas y participer », déclare ce communiqué tweeté par l’Américaine Susan Dunklee.

Les Etats-Unis suivent l’exemple de leurs voisins canadiens qui avaient annoncé dès le mois de décembre qu’ils n’iraient pas à Tyumen.

 

 

« Pour le moment, nous avons décidé de ne pas boycotter cette étape, nous ne voulons pas promouvoir ce genre d’actions dans le sport », répond de son côté la fédération norvégienne.

Si le pays scandinave ne veut pas non plus concourir dans des pays dont le programme de lutte anti-dopage n’est pas approuvé par la WADA, il ne veut pas pour autant pénaliser ses athlètes en les empêchant de se battre pour les globes.

En revanche, si les autres grandes nations du biathlon décidaient de ne pas se rendre à Tyumen, la Norvège suivrait l’exemple. « Mais il faut que ce soit une action collective », explique la porte-parole de la fédération.

A noter : la FIS, contrairement à l’IBU, n’a donné aucune étape de coupe du monde à la Russie cette saison et n’en organisera plus tant que le programme anti-dopage russe ne sera pas en accord avec le programme mondial de la WADA.

L’IBU, elle, met en avant que jamais le biathlon russe n’a été mis en porte-à-faux par le rapport MacLaren.


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