Delphine Claudel… Dans La Maille du filet

CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Delphine Claudel.

CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Delphine Claudel.

 

Elle est passée entre les gouttes mais au sens propre ou figuré ? Ma prise du jour est vosgienne et n’a peur de personne, même si il y a un truc qui la dérange particulièrement chez Thérèse Johaug. Je n’aurais pas non plus réussi à la convaincre de faire une carrière de ski-roues, même si elle a été championne de France de la discipline. Dans La Maille du filet, Delphine Claudel.

 

 

  • Le cliché sur les vosgiennes que tu entends le plus ?

C’est le mauvais temps hein !! Que quand il fait mauvais on est comme chez nous. C’est basique et on nous la fait à chaque fois. Après c’est un avantage aussi parce que ce n’est pas tout à fait faux donc… (rires) !

  • Est-ce qu’on se fait bizuter en arrivant dans le groupe coupe du monde ?

Eh bien pas du tout non ! Les gars ont été super sympas, ils m’ont bien accueillis. Maurice Manificat est un vrai papa… et non franchement pas de bizutage, rien du tout ! Vraiment de la chance (rires).

  • Une fille sur la coupe du monde que tu ne voyais pas comme ça (en bien ou en mal) ?

Euh… Jacobsen ouais ! Elle est pas hyper cool et je la voyais vraiment sympa parce qu’on l’avait rencontré en stage en Norvège et elle avait l’air hyper cool. Mais finalement quand elle est sur les skis c’est vraiment différent ! Après elles sont un peu toutes comme ça mais elle ça m’avait marqué ! Il y a une fois en course où je l’ai gênée et… elle n’a pas aimé !

  • D’ailleurs est-ce qu’il y en a une qui te fait peur sur le circuit ?

(Elle réfléchit) Non pas vraiment… C’est plus les physiques qui me font peur, certaines sont vraiment vraiment maigres et ça fout la trouille ! Y’en a c’est pas beau, mais ça peut aller vite après ! Sinon niveau caractère et tout ça va. Mais j’en n’ai peut-être pas encore vu assez.

 

  • En parlant d’anorexiques, qu’est-ce qui t’énerve le plus chez Thérèse Johaug entre le fait qu’elle gagne tout le temps ou qu’elle crie tout ce qu’elle peut après la ligne d’arrivée ?

Hahaha (rires) ! Je ne sais même pas si c’est ça qui serait énervant. C’est plutôt de la voir partir en moufles derrière toi et qu’elle te double au bout de 5 minutes (rires) ! Mais… dans l’ère d’arrivée moi ça ne me choque pas vraiment… elle extériorise ! Et qu’elle gagne tout le temps, ce serait bien qu’elle ait un peu d’adversaires avec les suédoises par exemple qui sont fortes.

  • Et son stick à lèvres non ?

Bof non ! Ça j’en sais rien (rires) j’ai pas trop suivi l’affaire.

  • On voit moins de filles qui jouent les tops modèles bien maquillées en ski de fond par rapport au biathlon. Tu penses que c’est un hasard ou une question de mentalités ?

Bonne question je n’avais jamais fait trop le rapport. Après en ski de fond il y en a quelques unes mais… c’est vrai qu’il y en a moins. C’est peut-être que c’est moins médiatisé ou… dur à dire oui. Je ne pense pas que ce soit une question de mentalité. En biathlon on fait peut-être un peu plus attention à son image et en ski de fond on ne fait que baver (rires) !

  • On entend plus dire que le ski de fond est un sport de jolies filles ou de beaux gosses ?

De mon côté je dirais plus de beaux gosses (rires). Mais les garçons aiment bien aussi les filles sur le circuit donc je pense c’est un peu les deux. Par exemple Stina Nilson il y en a beaucoup qui aiment.

 

  • Tu as été championne de France de ski-roues. Un avenir sans neige avec des courses de ski-roues uniquement ça t’arrangerait ?

Ah non non ça ne m’arrange pas du tout non ! (rires) J’arrive à être championne de France de ski-roues et en ski je n’y arrive pas encore mais… ça me dérangerait quand même ! Je ne suis pas vraiment une fan de ski-roues. Je vois plus ça comme un moyen de s’entraîner. Ce ne serait pas un plaisir que je prendrais à ne faire que du ski-roues.

  • Pourtant dans les meilleurs rollerskieurs de France, il y a toujours eu pas mal de vosgiens.

Oui c’est vrai oui ! Mais je n’ai pas suivi leurs traces, comme les Igor, Bapt, Romain et tout mais… ce n’est pas mon cas, désolé ! (rires)

  • Tu n’as pas goûté au plaisir de la roue rapide c’est pour ça ! 

Si… mais je n’aime pas trop ça ! (rires) Je suis un peu flippée de ça, déjà les descentes ce n’est pas mon truc. J’ai trop peur pour mes fessiers et pour ma peau

 

  • Et enfin, tu penses à quoi là maintenant ?

Là je pense que… que je vais me faire la race demain sur un tapis roulant ! Il faut être prêt mentalement ! (ndlm : un test d’effort est au programme du lendemain).

 

 

Photo : Nordic Focus Photo Agency

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