Delphine Claudel : « J’apprends beaucoup d’Anouk, Aurore, Cora… »

SKI DE FOND – Récente championne de France de sprint d’été, la Vosgienne Delphine Claudel vise cette année une place en coupe du monde. Elle sera en Finlande dès ce dimanche pour décrocher son ticket pour Ruka.

 

  • Delphine Claudel, alors que la saison d’hiver approche à grands pas, quel regard posez-vous sur votre préparation estivale marquée notamment par un titre de championne de France de sprint d’été à Arçon ?

Ce fut une préparation plutôt chamboulée et un peu spéciale car j’ai eu une tendinite au niveau du psoas droit quasiment tout l’été. Je ne pouvais pas courir. Du coup, j’étais un peu frustrée et stressée. J’ai donc compensé par du vélo et de l’endurance en poussée. Mon titre m’a bien rassurée pour la suite car finalement, le gros du travail a été fait. Ça a changé beaucoup de choses ce titre, notamment mentalement. J’ai pu me préparer différemment et au final, j’ai l’impression d’être cette fois-ci sur un même pied d’égalité avec mes collègues.

 

  • Vous venez de terminer un stage sur la neige de Davos. Comment sont les indicateurs de forme ?

Je me sens fatiguée, mais c’était le but. J’ai fait de l’hypoxie avant d’aller en Suisse, j’y suis arrivée fatiguée. Les intensités n’ont pas été à la hauteur mais je sais que la surcompensation arrivera plus tard. Donc rien d’inquiétant.

 

  • Vous avez intégré cette année un groupe dames élargi sous la houlette d’Alexandre Rousselet avec Anouk Faivre-Picon, Coraline Thomas-Hugue, Aurore Jean ou encore Coralie Bentz. Une nécessité pour retrouver de l’émulation et progresser ?

C’est clairement quelque chose de positif. Ces dernières années où elles étaient enceintes ont été délicates pour le ski de fond féminin. Pour le groupe des U23 dont je fais partie, c’est super de s’entraîner avec elles. Je pense qu’elles vont revenir fort cet hiver. Ça nous booste, j’apprends aussi beaucoup d’elles. On a des filles avec qui on se bat vraiment, on voit le travail à faire pour être au niveau de la coupe du monde.

  • Quelle est la suite du programme pour vous ? La coupe du monde à Ruka ?

On part dimanche en Finlande pour participer aux courses FIS de Saariselka. Il y aura un KO classique qui servira de sélection pour Ruka et une distance skate qui ouvrira les portes de la coupe du monde de Davos. Les quatre meilleures pourront y participer. Je serai alignée sur les deux épreuves et vais tout tenter pour obtenir mon ticket.

 

  • L’hiver passé, vous avez brillé en OPA et découvert la coupe du monde à La Clusaz. Quels seront vos principaux objectifs cet hiver ?

J’ai forcément une préférence pour les KO sprint et team sprint. J’ai prouvé que j’étais à l’aise sur ces formats et l’une des meilleures en France. C’est le genre de course que j’aime beaucoup avec beaucoup d’ouvertures possibles, il peut se passer des tas de choses sur ces formats dynamiques. Sur la distance, je manque encore de « caisse » et d’endurance. Sur le sprint, même si c’est une épreuve très stressante, j’apprends beaucoup de la confrontation directe. C’est un effort violent et court que j’apprécie.

 

  • Avez-vous en tête les Jeux olympiques de Pyeongchang où les fondeuses françaises pourraient faire un retour sur la scène internationale après l’impasse de Lahti ?

On y pense toutes un petit peu. Aurore, Coraline et Anouk encore plus que nous car elles ont l’expérience. J’aimerais y aller mais je n’ai que 21 ans et j’ai le temps d’apprendre. Si on m’y envoie, j’irai avec grand plaisir et donnerai le meilleur de moi même.

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