Demain débute le Blink Skifestivalen

EVENEMENT – À Sandnes, dans l’ouest de la Norvège, le célèbre Blink Skifestivalen réunit les meilleurs biathlètes et fondeurs du monde. La prochaine édition se tiendra du 26 au 29 juillet.

 

 

Sandnes, dans le Rogaland. Nous sommes à 7  heures de route d’Oslo, à un peu moins d’une heure d’avion. Le trajet dans l’ouest de la Norvège n’empêche pas les plus grandes nations du ski, à chaque fin du mois de juillet, de faire le déplacement. Un événement hors du commun les attend : le Blink Skifestivalen dure quatre jours, au cours desquels toute une série de compétitions est programmée. Une épreuve à ski-roues de 60 kilomètres et la Lysebotn Opp, mythique montée de sept kilomètres au-dessus d’un fjord, servent en quelque sorte d’apéritif à ce qui constitue le clou de  l’événement, à savoir une série de confrontations entre fondeurs et biathlètes en plein centre-ville. Le soir venu, les sportifs laissent la place aux musiciens pour des concerts très festifs au cœur de l’été scandinave. « Pour nous, Français, c’est surréaliste, s’émerveille Maurice Manificat. Se dire qu’il y a un festival qui mêle ski nordique et musique avec un budget énorme, c’est dingue ! » Le chef de file de l’équipe de France de ski de fond a déjà inscrit son nom au palmarès, tout comme la biathlète Anaïs Chevalier qui, elle, a gagné lors de la dernière édition : « C’est seulement un jeu ! »

 

 

Le mot d’ordre est lancé : prendre du plaisir. Pas d’enjeu, seulement un intermède entre deux phases d’entraînement. « Cela permet une réelle coupure au milieu de la préparation », confirme Simon Fourcade.

Tarjei Boe, dans son élément au milieu de ses supporters, s’arrête volontiers signer des autographes, avant de répondre aux journalistes venus l’interviewer après sa victoire. Ici, les fans peuvent voir les skieurs de près et les athlètes profitent de cette proximité. Au détour d’un des bâtiments coincés au milieu de la piste, le public peut tout aussi bien croiser Petter Northug Jr ou l’équipe de France de sprint. « En dehors de la piste, on s’amuse énormément, on retrouve toute la grande famille du biathlon et du fond. C’est ce qui est le plus chouette ici », confie le biathlète norvégien.

 

 

Et pas question que la pluie gâche l’ambiance ! Les spectateurs sont tous équipés de parapluies et imperméables pour résister aux assauts de la météo. Les athlètes, quant à eux, assurent le show, quel que soit le temps, même si l’ambiance est encore plus agréable quand le ciel se dégage, comme le fait remarquer Marie Dorin-Habert.

 

On s’amuse… mais pas seulement

Ne croyez pas pour autant que les sportifs baissent la garde lors du Blink Skifestivalen ! Justine Braisaz explique : « On est là pour s’amuser, même si on reste des compétiteurs. » Invitée par l’organisation norvégienne, l’élite mondiale se retrouve en fait pour la première fois depuis la fin de la coupe du monde. Entre-temps, ses membres ont débuté chacun de leur côté leur préparation pour la saison hivernale. Pour eux, ces épreuves constituent donc une première opportunité pour savoir où ils en sont face aux autres cadors du circuit international. « En fond, les meilleurs du monde sont présents, rappellent les sprinteurs Lucas Chanavat et Baptiste Gros. Ici, on peut valider ou pas ce qu’on a mis en place. En fait, on se remet dans le bain avant l’hiver. »

 

 

Siegfried Mazet, coach de tir des biathlètes norvégiens, approuve : « Ce serait dommage de passer à côté de ces courses, c’est une chance inouïe. Il y a un réel intérêt commun à ce que tout le monde y participe. » Et son nouveau protégé, Johannes Thingnes Boe l’a bien compris. « C’est important de concourir et même de se faire battre. Comme cela, on note ses faiblesses, on travaille ensuite à les effacer et on revient plus fort en hiver », déclare-t-il en riant après avoir quelque peu manqué son édition 2016.

Ici, pas de larme lorsqu’une course est manquée. On prend les déconvenues avec le sourire. « Après tout, ce n’est pas obligatoire de venir », souligne Richard Jouve, vainqueur du sprint en 2016.

Qu’ils veuillent s’améliorer sur la Lysebotn Opp ou aller battre les Norvégiens dans leurs rues sur le sprint ou le tir, l’objectif principal est bien « de casser la routine et retrouver le goût de la compétition », dit le fondeur Robin Duvillard.

 

 

Le Blink Skifestivalen sert donc d’intermède, voire de respiration au milieu d’un été besogneux. « Il y a de la musique le soir, pas d’enjeu, les tenues sont plus légères… On retrouve les autres et c’est une petite fête plus détendue que pendant l’hiver », raconte encore le Villardien.

 

Photos : Blink Skifestivalen


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